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Redécouvrir le Bistango

Mercredi dernier, j’étais invitée à tester des nouveaux éléments du menu du Bistango. C’était l’occasion idéale de redécouvrir ce resto fraîchement redécoré de Sainte-Foy.

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J’étais ravie de cette invitation parce que Le Bistango évoque plusieurs souvenirs. Il est vrai que la dernière fois que j’y suis allée, c’était l’époque où mon père était encore vivant. Il aimait bien cet endroit. Je me rappelle entre autres d’un midi où il m’avait invité à luncher, alors que j’étais en journée pédagogique. Parmi la clientèle d’affaires du midi, la gamine de 15 ans que j’étais n’en revenait pas que mon père commande du boeuf cru! Mon père ne jurait que par le tartare de boeuf du Bistango.

Depuis, les choses ont bien changé : j’aime le tartare de boeuf! Pour ce qui est du Bistango, il semble avoir très bien vieilli.

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Menu Un gars, une fille

Les chefs copropriétaires fort sympathiques, Sylvain Lambert et Annie Veillette (qui a d’ailleurs participé aux Chefs) nous ont fait découvrir leur menu thématique Un gars, une fille. Quatre des six plats qu’on nous a servis étaient composés de deux mets – un d’inspiration Annie et l’autre selon le goût de Sylvain. Chaque fois, les plats venaient se compléter à merveille. En plus de charmer nos papilles, les plats étaient beaux, bien présentés, recherchés.

Foie gras bistango

Premier service : foie gras. Ça partait fort! D’un côté, foie gras au torchon, avec fleur de sel. De l’autre, foie gras poêlé. Tout deux sur pain brioché. Dans les deux cas, belle texture, bon goût. Parfait mariage avec le Gewurtzraminer Les sorcières servi.

Mes 2 services favoris

crabe bistango

Puis se sont succédés mes deux services favoris. D’abord, une super assiette combinant artichauts, asperges, proscuitto séché et un petit oeuf frit (gars) ET un tian de crabe, guacamole, suprêmes de pamplemousse et tuile de parmesan (fille), servi avec un verre d’Oyster Bay. Un pur délice. Les deux plats, bien différents, se complétaient à merveille. Sur ce coup, c’est le côté masculin qui l’a emporté!

duo de tartares bistango

Comme si je n’étais pas déjà séduite, on nous a servi un duo de tartare. Du côté gars, un tartare de boeuf à l’huile de parmesan, aux tomates séchées, à l’oignon vert et au basilic. Du côté fille, un splendide tartare de thon à l’huile de gingembre, salsa de champignons et gelée de soya. Champignons et tartare de thon? OUI! Impossible d’avoir les bons mots, mais les saveurs et textures étaient somptueuses. J’ai adoré.

Du côté des plats chauds

agneau bistango

Deux plats chauds se sont ensuite succédés. D’abord, de l’agneau confit en cocotte de pomme de terre et roquette. L’agneau est goûteux, mais c’est l’unique plat qui ne me renverse pas. Le Vistorta merlot 2007 l’accompagne bien.

vistorta bistango

Puis, un dernier plat intriguant : de la joue de bison servie sur un lit de haricots blancs et un concassé de tomates. Ça terminait bien. On le sait, un plat braisé, c’est toujours réconfortant! Et une fois de plus, les textures sont au rendez-vous.

joue de bison bistango

Terminer ce festin en beauté

Comme si nous n’avions pas suffisamment mangé, on nous a servi un duo de desserts fabuleux. D’abord une tarte au chocolat crémeuse, très chocolatée. Mais j’avoue que le gâteau Red Velvet avec glaçage au mascarpone l’a complètement éclipsé! Accompagné d’un Tanatis tannat, j’aurais pu manger ce dessert tous les jours, pour le reste de ma vie. Vous le savez, je n’exagère jamais!

desserts bistango

Vous l’aurez compris, j’ai grandement apprécié la cuisine du Bistango. Un service attentionné, deux chefs fort sympathiques, avec des styles qui se complètent bien, dans un décor moderne, branché et pas guindé comme je me l’imaginais  ; ) Évidemment, la qualité a un prix. Je ne pourrai certainement pas m’offrir un Bistango toutes les semaines. Mais j’y retournerai sans aucun doute.

*Désolée pour la qualité des photos. Un éclairage tamisé et ma volonté ferme de ne jamais utiliser de flash sont parfois des éléments qui me jouent des tours!

Merci au Bistango et à Sylvie Beaulieu de Tac Tic Marketing pour l’invitation!

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Une Gueule de bois que l’on aime!

Petit nouveau dans le quartier St-Roch, La Gueule de bois peut se vanter de faire régulièrement salle comble depuis ses débuts. Une visite dans ce sympathique resto laisse toutes sortes d’impressions sauf celle d’un mauvais lendemain de veille. Certainement l’un de mes coups de cœur de 2012.

C’est le cœur à la fête que nous nous sommes rendus dans le resto rue St-Vallier est, afin de célébrer la belle Sylvie qui, avec ce billet, nous avait teasé sur l’endroit, Marie-Pier et moi. Situé dans le local voisin du resto La Cuisine, La Gueule de bois inspire le réconfort et la jeunesse à la fois. J’aime le look épuré et ses touches rétro qui donnent l’impression que les proprios se sont inspirés des anciennes vocations de l’endroit (Québec Aubaines Recycle) pour désigner la place. Le bar est conçu à partir d’un ancien bain à pattes qu’on a peint en rouge. L’ancienne cuve qui sert de lavabo rend confus plus d’un client!

Des choix déchirants

Le choix sera difficile. En plus des plats à la carte, Maude, l’une des trois propriétaires, énumère des choix qui se sont ajoutés. Mais d’abord, on parle vin. Comme j’adore les Sauvignon blanc, Maude nous propose Vina Chocalan, un chilien aux notes d’agrumes, plus sec que les néo-zélandais, avec une touche puissante d’acidité. On aime.

Pour l’entrée, j’hésite entre deux tartares, celui de bœuf ou de gibier. On me conseille le second, qui est fait à base de canard, qu’on a apprêté avec moutarde de meaux. Accompagné d’une super verdurette, la viande est tendre à souhait. Je trouve par contre qu’il manque un petit quelque chose, un manque d’assaisonnement. Un choix du chef pour qu’on savoure bien le goût du canard? Peut-être. Reste que c’est bon.

Sylvie tranche pour celui de boeuf, alors que Marie-Pier goûte au tartare de saumon. Honnêtement, je les aurais tous dévoré. Les présentations donnent simplement faim.

Comme plat de résistance, des collègues m’avaient vanté les cuisses de faisan laquées au miel et son risotto au lait de coco. Après avoir été tenté par le mignon de wapiti, j’ai été franchement ravie par cette copieuse assiette montrant un bon équilibre sucré-salé. Je n’avais jamais mangé de faisan, et dieu sait que c’est tendre! Quant au risotto, il était parfaitement réussi. Je n’ai rien laissé, comment aurais-je pu?

Je vous laisse spéculer sur les raisons, mais j’ai une légère tendance à oublier le nom des desserts que je mange. Est-ce parce que je suis toujours en bonne compagnie? Probablement! Peu importe la raison, le dessert commandé, une sorte de mousse très consistante, faite de mascarpone et de chocolat noir (entre autres) est à se rouler par terre. Littéralement.

Bref, en compagnie de Sylvie et de Marie-Pier, j’ai passé une délicieuse soirée à la Gueule de bois. Je pense que vous l’aurez compris, mais je vous conseille d’essayer l’endroit. Pour ces bons plats simples et savoureux, sa viande de gibier, son look sympa, sa proximité avec la ville. Bref, pour l’ensemble de son oeuvre.

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Mon Paris Grill

Le Paris Grill est probablement le resto que j’ai visité le plus souvent à Québec.  Je m’y assois dans la section bar, souvent au bar. Je finis par jaser avec d’autres clients ou avec les sympathiques membres du personnel. J’y ai passé de belles soirées, à bien manger, à y découvrir des bouteilles qui ont maintenant leur place dans mes celliers, à faire de belles rencontres. Est-ce parce qu’il est situé à proximité des ponts, plus près de chez-moi que la plupart des restos où j’aime aller? Peut-être. Mais peu importe, j’aime le Paris Grill.

Dans le cadre de ma collaboration avec le blogue de Trouve-tout.ca, j’ai inclus le Paris Grill dans mes 4 coups de coeur pour bien manger à Québec, aux côtés des Moine Échanson, Clocher penché et Yuzu. La raison de ces quatre choix? Vouloir diversifier les styles, car la raison pour laquelle je visite ces restos est très différente.

Le Paris, j’y vais principalement pour ses tartares. On a le choix entre saumon, thon ou boeuf, qu’on apprête de façon classique, à l’italienne (pesto et parmesan) ou à l’asiatique (gingembre, graines de sésame, etc.). Mes préférés : le saumon asiatique et le boeuf à l’italienne (qui a d’ailleurs inspiré ma recette de tartare de boeuf!). Il est bien rare que je déroge d’un de ces deux plats. Chacun est servi avec salade et frites allumettes, placées dans une petit pot argenté avec papier parchemin. Probablement à cause de cette belle présentation que je les finis toutes… à chaque fois!

Lors de ma dernière visite, j’ai « osé » prendre autre chose que du tartare (j’ai laissé cela au petit couple qui m’accompagnait!). Dans le passé, le Paris Grill fait beaucoup de promo autour de ses côtes levées. Jean-François, notre serveur, me dit qu’elles se sont encore améliorées. Je me suis laissée tenter! Je ne suis pas déçue… Tendres à souhait, elles sont goûteuses, parfaitement relevées. La viande se détache facilement à la fourchette (ce qui m’évite d’avoir à les gruger et à me beurrer comme pas une). En accompagnement, j’ai opté pour une salade césar et les pailles oignon.

Comme tout bistro parisien, on y sert steak frites, salades, soupe à l’oignon, escargots, croque-monsieur, etc. Je vous invite à goûter aux tartes flammées, sous inspiration alsacienne. Si j’étais proprio de l’établissement, je réduirais leur taille et les proposerais avec salade. Mais bon, ça, c’est mon goût à moi!

Parlons dessert. Hum. Pour 3$ chacune, le Paris offre une sélection de verrines allant du gâteau au fromage, la tarte au citron, la mousse choco-menthe, sans oublier mon préféré, le gâteau caramel fleur de sel. Un must. Vraiment. À ma table récemment, on a choisi le trio de crème brûlée. Joliment présenté, ce dessert comportait une crème au café (la meilleure), une à la vanille et une au chocolat. Le craquant y était mais la texture, quoi qu’excellente, s’apparentait davantage à celle d’un pouding que d’une crème brûlée. Quand même très bon (et trop gros pour une seule personne!)

Quant à la carte des vins, elle est variée et vaste. J’y ai découvert de nombreux produits que j’-a-d-o-r-e. Je leur dois le Oysterbay (Sauvignon blanc), le Rieflé Bonheur convivial (Riesling), le Vina Esmeralda (Gewurtzraminer-Muscadet) et plusieurs autres. Ce soir là, j’y ai découvert le Clos Mont-Blanc (disponible en importation privée par le biais de Vins etc – merci de l’info Jean-François!).

Je dois avouer que je trouve le prix de certains plats trop élevé. C’est le seul bémol à mon avis. Peut-être pour cette raison que je m’en tiens généralement aux mêmes assiettes! Il faut certainement qu’une telle surface de plancher et qu’un « spot » stratégique près des hôtels du boulevard Laurier se paient! Mais il y a de ces endroits où on est juste bien, et où on se sent simplement un peu chez-soi…

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Du proscuitto dans un tartare de saumon? Oh que oui!

D’entrée de jeu, je dois avouer que l’idée de génie de mettre du proscuitto dans un tartare de saumon ne vient pas de moi. J’aurais aimé, mais c’est pas le cas! Alors que je cherchais Ze recette de tartare, j’ai fait un appel à tous sur ma page Facebook. Les premières obtenues contenaient toutes cette charcuterie. Bien que je trouvais ça un peu louche au départ, je me suis dit qu’au final, ça pourrait donner un vrai bon petit goût salé à la chose.

Photo : Catherine Côté

Photo : Catherine Côté

Je vous le dis : l’essayer, c’est l’adopter. Jamais plus vous ne pourrez vous en passer! Je me permets donc de partager, à quelques petites différences près, la recette de tartare de mon ancien collègue, Jean-Christophe Nicolas. J’ai accompagné ce tartare de croûtons au sel d’ail et d’une petite salade de mâche toute simple. Un repas simple, mais extraordinairement succulent (et je n’exagère même pas!).

Le meilleur tartare de saumon au monde : par ici!

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Beau Bistro B

Vous avez entendu parler du petit nouveau de la rue Cartier, le Bistro B, ouvert depuis juillet? B, c’est pour Blais, François Blais, l’ex-chef du Panache. J’avais hâte de goûter à sa cuisine, et je dois dire que je n’ai pas été déçue. J’ai vraiment bien mangé, bien bu et passé une très belle soirée. J’ai par contre dû me rabattre sur des spaghettis au beurre pour nourrir ma famille le reste de la semaine, tellement mon budget nourriture y a passé! ; )

Je dois avouer qu’avec mon amie Val, on s’est payé la traite. On a débuté la soirée avec des bulles, un mousseaux espagnol, le Pares Balta Brut Cava, à 11$ le verre. Nous nous sommes volontairement assises au bar, pas celui qui donne sur la cuisine (manque de place) mais plutôt le petit bar (où on fait asseoir les gens en attendant leur table). Car, fait à noter, il est préférable de réserver si on veut manger au Bistro B un jeudi soir à 19h. L’endroit était pratiquement plein.

Mon amie Val connait bien l’endroit, elle n’en est pas à sa première visite. Elle m’explique que le menu change quotidiennement, selon les arrivages et les produits frais dénichés. Aucun menu papier n’est disponible, uniquement les ardoises! Paraîtrait même que le resto ne détient pas de congélateur, tellement les produits utilisés sont frais!

Ce soir là, on a le choix entre quatre entrées et cinq plats principaux. Les prix des entrées varient entre 5 et 14 $. Nous optons toutes deux pour la soupe à l’oignon (il faisait froid ce soir là à l’extérieur… on avait besoin de réconfort!). Le bouillon est goûteux, les oignons sont finement émincés et présents en bonne quantité. Un morceau de pain gratiné l’accompagne, la soupe n’ayant pour sa part pas séjournée au four. J’aurais facilement pris deux de ces petits croûtons tellement ils étaient simples mais très bons.

Pour le plat de résistance, j’ai hésité entre la pintade et le filet de bœuf, mais j’ai plutôt opté pour le doré. Et je n’ai pas regretté. Accompagné de topinambours, d’asperges et de chou-rave, le filet de doré, cuit uniformément et à la perfection, était servi avec une réduction de poivrons rouges grillés et une sorte d’émulsion de champignons. C’était à se garocher par terre. Mais à 27 $ l’assiette, j’en ai profité pour rester bien assise! ; ) On sent que c’est frais, que le plat a été pensé, que les aliments et les saveurs se marient bien.

La belle amie qui m’accompagnait a, quant à elle, pris une seconde entrée, soit le tartare de saumon (14 $). Une belle portion pour une entrée, servie avec un peu de cresson et deux croûtons. Elle a bien aimé! Petite précision ici : nous étions bien occupées à nous raconter nos vies, alors à part se dire que c’était très bon, nous avons peu élaboré sur le contenu de nos assiettes…! De là le peu de commentaires que j’ai à vous faire sur le tartare!

À boire, nous avons choisi un Riesling, le Echos, du Niagara, un vin que je ne connaissais pas mais que j’ai bien aimé. Un goût de pomme très présent en fait un vin frais qui, sans tomber dans les commentaires trop clichés, se boirait super bien en été. Le serveur n’a pas hésité à nous en faire goûter un autre à ma demande, simplement pour valider notre choix. Le Bistro B a une carte des vins intéressante. Elle comporte de nombreux produits qui m’étaient inconnus, mais qui malheureusement le resteront, dus à leur prix. Les bouteilles les plus abordables sont environ 35 $ (peu nombreuses); celles qui retenaient notre attention tournaient autour de 55-60 $.

Parlant du service, il a su respecter mes attentes. Ce genre de bistro se doit d’avoir des serveurs attentionnés et sociables, qui savent écouter leurs clients, proposer des accords mets-vins et « vendre » leurs produits. Rémi, notre gentil serveur, ainsi que quelques-uns de ses collègues sympas, nous ont offert ce type de service.

Quoi dire de plus? Que le design est réussi, avec les lattes de bois de la section bar, les immenses lampes cloche en inox, le cellier illuminé, le long comptoir lunch avec vue sur la cuisine à aire ouverte. Que le Bistro B a tous les ingrédients pour bien rouler. Et que malheureusement pour mon portefeuille et mes REER, j’ai hâte d’y retourner!

Mon addition :

Bulles : 11 $

½ bouteille de Riesling : 27,50 $

Entrée : 9 $

Plat principal : 27 $

+ taxes et service

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