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Boire un verre sur le chantier du Tournebroche

En plus du plaisir de partager et d’écrire, il y a de chouettes côtés à être blogueuse bouffe. Les invitations à des événements de toute sorte en font partie. Et cette semaine, j’ai vécu une toute nouvelle expérience : tester des éléments du menu d’un futur restaurant et finir la soirée en buvant un verre sur le chantier!

Tournebroche

C’est au Patriarche que nous avions rendez-vous, afin de déguster des éléments qui se retrouveront dans le menu du Tournebroche, qui ouvrira ses portes en avril sur la rue St-Jean. Les copropriétaires du Patriarche, Guy Collin et Stéphane Roth, se sont associés à Justin Keating de l’Hôtel Vieux-Québec, où sera situé le Tournebroche, à l’ancien emplacement des Frères de la Côte.

On mangera quoi au Tournebroche?

Persuadés qu’il y a un marché pour les rôtisseries, Collin et Roth veulent réinventer le concept des fameux restos où l’on sert du poulet rôti, en faisant du Tournebroche un endroit plus « haut-de-gamme » côté bouffe, tout en restant accessible.

Au menu de notre dégustation :

  • 2 types de poulet bio
  • 1 pintade
  • 2 types de grilled-cheese (mon préféré : celui au jambon fumé avec un peu de fromage Cru des érables)
  • peau de poulet (qu’on servira en grignotine – je capote!)
  • sauces maison faites à base de fond (et non avec de la « pourdre »)
  • ketchup maison
  • pain bio
  • 2 entrées de gravlax de flétan, etc.
  • plusieurs vins, qu’on gardera très accessible pour convenir au menu et au style qu’on veut donner au resto

On nous a même fait choisir notre pomme de terre préférée parmi 4 variétés. Je vous dis : de vrais cobayes!… : )

Je m’en voudrais de passer sous silence leurs merveilleux desserts. On nous explique d’abord qu’on veut donner une place d’honneur à la crème brûlée, en en proposant une différente tous les jours de la semaine. On a donc goûté pas 1, pas 2, pas 3 mais bien 4 sortes de crème brûlée! Guy, Stéphane : je dois l’avouer, comme il en restait, je me suis resservie. Elles étaient simplement trop bonnes!

Mais bon, je me suis fait prendre à mon jeu car quelques minutes plus tard, on nous présentait le punch du repas : un super pouding chômeur avec crème glacée maison. C’est donc littéralement en me roulant que je me suis rendue sur le chantier du Tournebroche pour un dernier verre et un coup d’oeil aux travaux.

Pour surveiller l’avancement des travaux et être parmi les premiers clients à visiter l’endroit, suivez le Tournebroche sur leur page Facebook.

Merci à Guy, Stéphane et Justin pour l’invitation et la chouette immersion dans votre univers!

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Paillard et ses crobeign (je t’aimais déjà… je t’aime encore plus!)

Vous avez entendu parler des cronut? C’est un croisement entre le croissant et le beigne inventé par le New-Yorkais Dominique Ansel. C’est la folie de l’heure dans la grosse pomme, et plus récemment à Montréal où on en retrouve également. Voilà que dès demain, jeudi 8 août 11h, on trouvera des crobeign à Québec chez Paillard!

Crobeign Paillard cronut

J’ai eu la chance (le plaisir dois-je dire!) de goûter au crobeign avant sa sortie. Même mes mini-moi avaient été invités. On s’est rendu rue St-Jean chez Paillard, un endroit que j’affectionne particulièrement (je vous en reparle plus bas).

macaron Paillard

Impatients de voir ce qu’on nous réserve, mes enfants ne tiennent plus en place. Habitués de fréquenter l’endroit, ils dévorent leur macaron, acheté en attendant la dégustation. Véritable supplice qui débute pour Fiston dès que ses yeux se posent sur ZE dessert. Honnêtement, je ne sais pas encore comment il a pu attendre 10 minutes avant d’en dévorer un! Sa patience l’aura finalement récompensé.

Crédit-photo : Sylvie Isabelle

Crédit-photo : Sylvie Isabelle

Ça goûte quoi, ces crobeign?

Ça goûte le ciel, ni plus ni moins. Comme le raconte Héloïse, c’est une prouesse technique que l’équipe de Paillard a fait pour en arriver à un si bon résultat.

Sans avoir même goûté à l’original et après de multiples tentatives, ils ont réussi à mettre au point une recette de pâte combinant le feuilleté du croissant et le moelleux du beigne. C’est 81 couches de pâte feuilletée qui forment le crobeign. Imaginez.

Le plus beau jour de ma vie

Le plus beau jour de ma vie

Ils ont également travaillé fort à l’élaboration d’une crème pâtissière capable de résister à la température ambiante (méga coup de coeur). Comme première saveur pour le crobeign, on a choisi fraise et rhubarbe. Un gros wow.

Pour la cuisson, le chef Sébastien Bonnefils et le tourier Stéphane Coste ont privilégié l’huile de pépins de raisins. Quoi que coûtant plus cher, elle résiste à la chaleur et ne laisse aucun arrière goût. À sa sortie de la friteuse, la bête est roulée dans le sucre d’érable (TRÈS bonne idée) avant d’être garnie de crème.

Étonnement, même si on sait que c’est bourré de calories, on finit le crobeign sans avoir la panse trop pleine. Il laisse un bon coût de revenez-y. Tellement que Grande fille en a dévoré un 2e.

Bref, au diable les calories, on courra un marathon un autre jour! On déguste cette belle pâtisserie pleine de saveurs qui nous redonne notre coeur d’enfant et qui est une mode faite pour durer.

Grande fille et Fiston chez Paillard

Mon père et les Jésuites de Paillard

Étonnant que je n’ai jamais parlé de Paillard sur le blogue. Certes, j’ai posté plusieurs photos de mes enfants dévorant des macarons au Paillard des Galeries de la Capitale. Mais jamais de billet. Et pourtant.

Crédit-photo : Grande fille

Crédit-photo : Grande fille

J’ai un lien d’affection avec ce commerce. Mon père, décédé il y a bientôt 5 ans, adorait les Jésuites de l’endroit. Quand il allait à l’Hôtel-Dieu de Québec pour ses traitements de radiothérapie, il demandait aux gens qui l’accompagnaient quotidiennement (souvent ma chère maman, qui combattait au même moment un cancer, de la famille, des amis ou même le transport adapté de l’Hôpital Laval) d’arrêter chez Paillard avant de retourner à l’hôpital. Il achetait alors des Jésuites et autres pâtisseries qu’il offrait au personnel médical qui prenait soin de lui. Les infirmières et médecins le trouvaient donc gentil, M. Harnois. Et mon père, ricaneux, aimait dire que c’était une décision politique et que ça lui assurait de bons soins! : )

Les Jésuites de chez Paillard

Les Jésuites de chez Paillard

J’ai eu l’occasion de raconter cette tranche de vie familiale au propriétaire majoritaire de Paillard, M. Yves Simard. Celui-ci me racontait avoir combattu un cancer et avoir lui aussi apporté des petites douceurs au personnel le soignant. Bel adon de la vie. Il semble être un très gentil monsieur, le coeur sur la main, discutant autant avec ses clients que son personnel sur le plancher, tout en débarrassant une table ici et là.

Fiston et son cronut

Crédit-photo : Sylvie Isabelle

Bref, Paillard, c’est les bons croissants, les macarons typiquement français, les pâtisseries, les soupes et sandwichs. C’est un beau spot sur la rue St-Jean et aux Galeries de la Capitale. C’est un commerce qui donne faim. Et qui en plus offre maintenant des crobeign!!! (moment de folie quand j’y repense).

Merci beaucoup à Paillard pour la belle invitation. Mes enfants étaient ravis également de pouvoir goûter à quelque chose en primeur! Ils ont adoré.

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Aller chez Boulay un an plus tard, deux fois plutôt qu’une

Avril 2013 : Arnaud Marchand au Foodcamp, Québec Exquis, une invitation via Twitter de la belle Sophie Marchand, associée Chez Boulay et complice d’Arnaud, pour le premier anniversaire de chez Boulay : tout ça, presque dans la même semaine! Et oui!

chez boulay

Le Chez Boulay Bistro boréal soufflait en effet sa première bougie le 30 avril dernier. Ce resto de la rue St-Jean, né d’une belle rencontre entre Jean-Luc Boulay et Arnaud Marchand à l’émission Les Chefs, met en vedette une cuisine nordique, où les produits saisonniers sont à l’honneur. Le lieu fenestré, lumineux, au décor contemporain rime avec le menu proposé et ne peut que nous mettre en appétit.

décor chez boulay

Oui, je l’avoue…

Bien honnêtement, une semaine avant le premier anniversaire de Chez Boulay, je n’y étais pas encore allée. On m’avait souvent parlé du menu midi, des amies travaillant à proximité en profitant régulièrement. Mais c’est attiré par l’alléchant menu qu’Arnaud proposait dans le cadre de Québec Exquis que j’y ai fait ma première visite.

québec exquis et chez boulay

Le paradis, c’est ici!

Pour débuter, un superbe ceviche de pétoncles marinés au vinaigre de cidre de glace, accompagné d’une tarte fine aigre-douce aux pommes et piment d’argile nous était proposé. Une combinaison parfaite qui me convainc qu’un plat, c’est une combinaison de saveurs et de textures, aussi importantes les unes que les autres.

ceviche de pétoncles

Le plat de résistance m’a, quant à lui, fait croire que le paradis existait, et qu’il était sur terre, rue St-Jean. Nous avons eu droit à une impressionnante côte levée de bison, laquée au vinaigre de gadelle (groseille) rouge. Elle était servie avec des pommes de terre et topinambour aux lardons (ça goûtait le ciel!) et une purée de chou rouge confit.

Si ce n’avait été qu’une mini-dose de gêne, j’aurais léché mon assiette et grugé mes os. Sans blague.

cote levée de bison

Un dessert simple mais très bon est venu complété le repas : une gourmandise étagée mettant bien en vedette le cassis de la Vinaigrerie Cass’Île d’Orléans, producteur avec qui le restaurant était jumelé pour l’occasion.

dessert chez boulay

Un cocktail et une belle découverte

C’est lors du cocktail d’anniversaire de l’endroit que j’ai découvert un superbe produit québécois, le Coteau Rougemont, un Frontenac gris 2011, goûteux, punché, hyper parfumé d’épices et d’agrumes. Totalement mon genre. J’ai même eu l’occasion de jaser avec le producteur, exposant dans l’espace lounge de l’Hôtel Manoir Victoria, pour l’occasion. Une virée à Rougemont l’automne prochain est à l’horaire, croyez-moi!

Coteau Rougemont

Je ne pourrais passer sous silence les bonnes bouchées servies par Arnaud et son équipe – un mot sur le service : impeccable! Que ce soit le crabe et brocoli, le gaspacho de maïs (avec du pop corn, oui oui!), les pilons de canard laqué ou le tataki de cerf avec tire sur neige et graines de sésame, tout était délicieux.

chez boulay arnaud marchand

Bref, deux visites Chez Boulay en une semaine, ça donne le goût d’y retourner rapidement. : )

Merci à Sophie Marchand et à l’équipe de Chez Boulay pour la belle invitation au 5 à 8! Et merci à Dezjeff pour cette cocasse photo de moi! ; )

moi et mon pilon de canard

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