Archives de Tag: Riesling

Beau Bistro B

Vous avez entendu parler du petit nouveau de la rue Cartier, le Bistro B, ouvert depuis juillet? B, c’est pour Blais, François Blais, l’ex-chef du Panache. J’avais hâte de goûter à sa cuisine, et je dois dire que je n’ai pas été déçue. J’ai vraiment bien mangé, bien bu et passé une très belle soirée. J’ai par contre dû me rabattre sur des spaghettis au beurre pour nourrir ma famille le reste de la semaine, tellement mon budget nourriture y a passé! ; )

Je dois avouer qu’avec mon amie Val, on s’est payé la traite. On a débuté la soirée avec des bulles, un mousseaux espagnol, le Pares Balta Brut Cava, à 11$ le verre. Nous nous sommes volontairement assises au bar, pas celui qui donne sur la cuisine (manque de place) mais plutôt le petit bar (où on fait asseoir les gens en attendant leur table). Car, fait à noter, il est préférable de réserver si on veut manger au Bistro B un jeudi soir à 19h. L’endroit était pratiquement plein.

Mon amie Val connait bien l’endroit, elle n’en est pas à sa première visite. Elle m’explique que le menu change quotidiennement, selon les arrivages et les produits frais dénichés. Aucun menu papier n’est disponible, uniquement les ardoises! Paraîtrait même que le resto ne détient pas de congélateur, tellement les produits utilisés sont frais!

Ce soir là, on a le choix entre quatre entrées et cinq plats principaux. Les prix des entrées varient entre 5 et 14 $. Nous optons toutes deux pour la soupe à l’oignon (il faisait froid ce soir là à l’extérieur… on avait besoin de réconfort!). Le bouillon est goûteux, les oignons sont finement émincés et présents en bonne quantité. Un morceau de pain gratiné l’accompagne, la soupe n’ayant pour sa part pas séjournée au four. J’aurais facilement pris deux de ces petits croûtons tellement ils étaient simples mais très bons.

Pour le plat de résistance, j’ai hésité entre la pintade et le filet de bœuf, mais j’ai plutôt opté pour le doré. Et je n’ai pas regretté. Accompagné de topinambours, d’asperges et de chou-rave, le filet de doré, cuit uniformément et à la perfection, était servi avec une réduction de poivrons rouges grillés et une sorte d’émulsion de champignons. C’était à se garocher par terre. Mais à 27 $ l’assiette, j’en ai profité pour rester bien assise! ; ) On sent que c’est frais, que le plat a été pensé, que les aliments et les saveurs se marient bien.

La belle amie qui m’accompagnait a, quant à elle, pris une seconde entrée, soit le tartare de saumon (14 $). Une belle portion pour une entrée, servie avec un peu de cresson et deux croûtons. Elle a bien aimé! Petite précision ici : nous étions bien occupées à nous raconter nos vies, alors à part se dire que c’était très bon, nous avons peu élaboré sur le contenu de nos assiettes…! De là le peu de commentaires que j’ai à vous faire sur le tartare!

À boire, nous avons choisi un Riesling, le Echos, du Niagara, un vin que je ne connaissais pas mais que j’ai bien aimé. Un goût de pomme très présent en fait un vin frais qui, sans tomber dans les commentaires trop clichés, se boirait super bien en été. Le serveur n’a pas hésité à nous en faire goûter un autre à ma demande, simplement pour valider notre choix. Le Bistro B a une carte des vins intéressante. Elle comporte de nombreux produits qui m’étaient inconnus, mais qui malheureusement le resteront, dus à leur prix. Les bouteilles les plus abordables sont environ 35 $ (peu nombreuses); celles qui retenaient notre attention tournaient autour de 55-60 $.

Parlant du service, il a su respecter mes attentes. Ce genre de bistro se doit d’avoir des serveurs attentionnés et sociables, qui savent écouter leurs clients, proposer des accords mets-vins et « vendre » leurs produits. Rémi, notre gentil serveur, ainsi que quelques-uns de ses collègues sympas, nous ont offert ce type de service.

Quoi dire de plus? Que le design est réussi, avec les lattes de bois de la section bar, les immenses lampes cloche en inox, le cellier illuminé, le long comptoir lunch avec vue sur la cuisine à aire ouverte. Que le Bistro B a tous les ingrédients pour bien rouler. Et que malheureusement pour mon portefeuille et mes REER, j’ai hâte d’y retourner!

Mon addition :

Bulles : 11 $

½ bouteille de Riesling : 27,50 $

Entrée : 9 $

Plat principal : 27 $

+ taxes et service

2 Commentaires

Classé dans Accueil, Sorties

Mon nom est MHHarnois et je suis une fan finie des vins d’Alsace

Cet hiver, j’avais eu la chance d’expérimenter une soirée Alsace au menu, la première à Québec, au Voodoo. Grâce à Caroline La Snob, j’ai pu assister, le 14 septembre dernier, au souper Alsace au menu, organisé cette fois au Rumi à Montréal. Récit de ma toute première expérience d’accords vins d’Alsace et cuisine du Moyen-Orient.

Le but de ces soirées est de faire découvrir des vins d’Alsace et les mariages possibles avec différents types de cuisine. Elles permettent aussi de voir plein de beau monde à qui on « jase » régulièrement sur Twitter mais qu’on ne connait pas pour vrai! Seul hic, il faut soit y être invité par l’organisation, soit être parmi les gagnants de billets Facebook.

Le Rumi m’était inconnu; c’est un petit resto chaleureux, à la déco envoutante. Nous y sommes accueillis par un tapis rouge et un excellent crémant d’Alsace, le Wolfberger. Photo officielle prise (un passage obligé), on trouve notre table et on rencontre la charmante Véronique St-Pierre, mieux connue comme Rose Madeleines. On jase un peu, on « spot » les vedettes (quoi… on est des filles de Québec! On le voit pas souvent Christian Bégin avec son scooter!) et on déguste des minipitas du Moyen-Orient. En gros, c’est une pâte de style pizza, avec un léger goût d’ail, gratiné… Bref, un truc qui se dévore tout seul. On s’autocensure sur les minipitas, question d’avoir encore faim pour ce qui s’en vient.

Premier service, un hummous de haricots blancs, garni de fromage de chèvre, servi avec pain naan. Un délice. Je ne suis pas la plus grande fan de hummous, mais celui-ci était goûteux, tout en étant assez doux. « Two thumbs up » pour le pain naan chaud, un parfait accompagnement. On marie le tout avec deux Riesling, le roi des cépages d’Alsace, selon les dires du sommelier des soirées Alsace au menu, Nick Hamilton. On goûte d’abord au Riesling Réserve Willm 2010, un vin souple et frais, parfait pour commencer la soirée. On découvre complètement d’autres saveurs avec le Riesling Kuhlmann-Platz Grand Cru Schoenenbourg 2007, l’un de mes coups de cœur de la soirée. Il est riche, long en bouche, vraiment agréable. J’en redemande.

Puis rapidement, l’entrée chaude nous est servie. Ce sont des Boreks à la poitrine de poulet, noix de pin et verdures. C’est bon et honnête. Les deux verres de Pinot blanc qui les accompagne sont des valeurs sures. D’abord, un produit qui m’est bien connu, le Pinot blanc d’Arthur Metz, 2010. Un vin qui se laisse boire, avec ses arômes de fruits tels que la poire et le melon. Puis, le Pinot blanc Pfaffenheim Grande Réserve 2009, plus long en bouche. Le contraste entre ses deux vins est beaucoup moins grand qu’entre les deux Riesling.

Vint ensuite le coup de cœur d’Aurélia Fillion. Pour ceux et celles qui n’auraient pas encore vu ses capsules sur Bu sur le Web, vous manquez quelques choses! Cette fille pétillante fait partie, selon moi, des gens qui rendent le vin « abordable », c’est-à-dire qui le démocratise, le vulgarise. Elle nous présente un Muscat d’Alsace d’importation privée, le Binner, négoce 2009. Je ne suis pas très Muscat, mais je dois dire que celui-ci, contrairement à certains, est riche sans toutefois tomber sur le cœur. Il a un goût très floral, j’y perçois une odeur de lilas. Je dois par contre me restreindre en quantité… Et oui, je suis, pour ma deuxième soirée Alsace au menu, la chauffeuse désignée! Joie.

Avant de poursuivre avec le repas, je dois vous préciser qu’on passe de longues minutes à rire avec les autres blogueurs et amis twitteux. Que de belles rencontres avec Hubert Cormier (nutritionniste – consultez-le!), Béatrice Bernard-Poulin et Marie-Hélène Boisvert. La table, quant à elle, continue de se remplir de verres plus ou moins vides. Une vraie soirée Alsace au menu, quoi!

Encore très rapidement, on nous sert le plat de résistance : « un coquelet rôti au four au jus de raisin muscat, légèrement citronné, thym orange et marjolaine, accompagné d’oignons cipollinis et de légumes de saison bios,
servi avec riz basmati au safran ». On résume le tout en deux mots : incroyablement délicieux. Le coquelet est tendre et juteux (et que dire de ses pilons) et le riz est si parfumé! Pour accompagner, un boit deux verres de Pinot gris, le Willm Réserve Alsace 2010 (assez connu) et le Lucien Albrecht Réserve 2009, légèrement citronné, mielleux, un mariage parfait avec le gentil coquelet. J’adopte.

Le problème quand on est rendu au dessert dans les soupers Alsace au menu, c’est que c’est l’heure du Gewurztraminer, mon cépage préféré d’Alsace, mais c’est aussi le temps où je dois complètement troquer mes verres de vin contre des verres d’eau. La tâche m’est facilitée quand je vois que l’un des vins à découvrir est l’un de mes produits fétiches, le Gewurztraminer d’Arthur Metz. Je vous en ai déjà parlé, c’est un vin doux tout en litchis, riche, parfait. Celui de la maison Hugel m’est aussi connu. Il se marie bien avec l’excellent dessert, un Warbat Bil Ashta, une sorte de baklava farci de crème douce, avec sirop parfumé d’eau de rose et de fleur d’oranger. On peut se vanter d’avoir une bonne juge et fine connaisseuse à la table, Rose Madeleines pâtissière, qui est d’avis que ce dessert est simplement exquis.

Pour finir le tout en beauté, je plonge dans le thé à la menthe, servi de façon traditionnelle. Un doux réconfort pour moi, la seule personne encore présente qui ne boit plus. 😉

Ne nous restait plus qu’à rouler (dans tous les sens du terme) jusqu’à Québec après cette belle soirée, principalement marquée par de superbes rencontres et de bons vins.

Prochain souper Alsace au menu : 23 novembre, dans un endroit non connu jusqu’à présent mais qui, selon les dires, sera une soirée à ne pas manquer!!!

6 Commentaires

Classé dans Accueil, Sorties

TABLE : joli resto, finger food raffiné

Situé dans l’hôtel Pur, le restaurant TABLE est l’un des petits derniers à avoir ouvert ses portes au cœur du quartier St-Roch. C’est Sylvie Isabelle qui m’avait parlé de cet établissement que je me devais de découvrir. Quoi de mieux pour ce faire que d’y aller avec quelqu’un qui connait bien l’endroit : elle!

D’entrée de jeu, on remarque le design épuré, branché, reflet du quartier, ainsi que la grandeur du restaurant, très spacieux. Tout de suite, je m’imagine dans mon ancienne vie d’organisatrice d’événements et je vois le potentiel de la place pour accueillir un cocktail dînatoire, une soirée reconnaissance, voire même une réception de mariage.

Quand on mange au resto TABLE, l’idéal est d’avoir envie de partager. C’est l’endroit idéal pour ceux qui n’arrivent jamais à faire un seul choix. Près d’une trentaine d’assiettes, contenant environ deux à quatre bouchées chacune, sont disponibles. C’est un peu le principe des tapas, mais avec des plats nord-américains. On est dans le finger food, les plats font masculins (burgers, frites, etc.) mais sont cuisinés et servis avec une touche de raffinement. On commande un nombre x d’assiettes, qui nous seront servies en lot de deux ou trois. Comme les plats sont assez simples, on peut toujours en recommander, selon notre appétit, sans attendre une éternité pour être servi.

Comme je suis avec une amie qui a goûté à pratiquement tous les plats, je lui laisse carte blanche pour le choix des assiettes, rien à première vue ne pouvant me déplaire. Il y a très peu de choses qu’elle me déconseille… mais Sylvie me fait part de ses coups de cœur et des incontournables!

D’abord, on choisit les deux soupes du menu, qu’on finira aussi par partager. Soupe Won Ton pour moi : bouillon honnête, salé à point. Une pâte al-dente constitue les trois raviolis farcis au canard confit (quantité insuffisante mais bien goûteux). Pour Sylvie, le crème de chou-fleur au crabe des neiges. Magnifiquement présentée, elle est onctueuse et se marie bien avec le crabe, servie en bonne quantité avec une tuile de parmesan croquante.

S’enchaîne ensuite nos trois premières assiettes à partager. D’abord, les hot-dogs sur bâtonnets, saucisses poulet et pommes, plat que m’a grandement venté Sylvie. Elle a raison, ils sont trop rapidement terminés, tellement on les a engloutit. Puis, les pétoncles au beurre citronné et tobiko, bien apprêtés quoi qu’un peu trop cuits. Pour moi qui suis fan de burgers de porc effiloché, je dois avouer avoir été légèrement déçue par les leurs. La viande est bonne (j’en aurais mis plus) et la salade de céleri-rave qui le garnie est excellente, mais le pain détrempé me donne l’impression qu’il a passé quelques minutes de trop en cuisine, sous les réchauds. Petite imperfection rapidement pardonnée.

Ensuite se succèdent trois autres plats, dont l’agneau vindaloo. Servis sur riz basmati, les cubes de viande s’avèrent tendres et épicés à souhait (j’en aurais mangé une assiette complète). On a choisi les frites maison, principalement pour la mayo aux truffes qui les accompagne. Remarque inutile, me direz-vous, mais les frites goûtent la patate, le frais, le bon produit quoi. Puis, le fameux macaroni au fromage… Un incontournable de la place! Il est concocté avec lardons, fromage blanc et truffes. Il est riche et cochon. Par chance, sa quantité est juste bien. Avoir été chez-moi, j’aurais léché le caquelon. Je me suis gardée une petite gêne… 😉

Comme on n’a plus faim, on se commande un seul dessert à partager. Si vous deviez ne choisir qu’un plat, je vous conseillerais celui-ci : les churros! Inspiré de cette spécialité espagnole, les churros du resto TABLE sont accompagnés d’une sauce au chocolat et d’un magnifique caramel à la fleur de sel que, oui, j’ai fini à la cuillère… J’aurais honnêtement pu manger les quatre churros de l’assiette, mais comme il faut partager… 😉

Pour accompagner ce repas, dur de choisir un vin qui se marie bien avec autant de saveurs. Nous avons opté pour un Riesling, le Hogue, de l’état de Washington. En plus d’avoir l’immense qualité d’être un produit qui se laisse boire, ce vin, tout en fruit, laisse voir des arômes de pêches, de melon, de pommes et de miel. Une petite touche d’acidité vient contrebalancer l’onctuosité du produit. J’ai hésité entre cette bouteille et un Pinot noir… mais compte tenu du budget, le Riesling est arrivé grand gagnant.

En résumé, j’ai apprécié ma soirée au resto TABLE. Je me vois bien y retourner en gang, nous installer sur l’une des grandes tables qui caractérisent l’endroit. Les assiettes sont abordables, l’ambiance est bonne (surtout en bonne compagnie), les serveurs sont gentils et attentionnés. À essayer si on aime le concept à partager!

P.S. Trop râre sont les restos où l’on retrouve de la fleur de sel sur la table. La madame était contente; il y en avait au resto TABLE. 🙂

3 Commentaires

Classé dans Accueil, Sorties