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Retour en force de la #CabaneLR

L’érable et le temps des sucres sont des signes que le printemps arrive, tranquillement, pas assez vite. Au Laurie Raphaël de Québec, ces termes signifient le retour de la #CabaneLR, une cabane à sucre ultra originale, dont j’espérais secrètement une deuxième édition. Le concept réfléchi en famille, tant par les chefs Raphaël et Daniel que par Laurie et Suzanne, m’avait conquise l’an passé. Et quant à moi, l’édition 2015 surpasse la précédente. C’est donc d’entrée de jeu que je vous conseille d’en profiter, les week-ends d’ici le 12 avril.

Cabane Laurie Raphaël

Avant d’entamer le copieux repas, on nous propose deux choix d’apéro : un verre de Cava brut dans lequel on fait dissoudre de la barbapapa à l’érable ou une bière d’épinette whisky et érable faite maison. Si j’opte pour les bulles, mes collègues blogueurs me confirment que la deuxième option est un must!

Le premier service est composé de trois bouchées : du saumon fumé laqué à froid au sirop d’érable (délicat, délicieux), de la pieuvre BBQ (épicé, belle texture pour ceux qui sont réticents à la pieuvre!) et une cuiller de mousse au saumon fumé surmontée d’un oeuf de caille au vinaigre d’érable (étonnant, beaucoup de saveurs, ma bouchée préférée de ce service).

Premier service CabaneLR

Pas évidentes à photographier ces bouchées! Voyez par vous-mêmes les prouesses de mes collègues blogueurs!

Avertissement : ce qui suit peut vous faire saliver et vous donner envie de réserver sur le champ pour la #CabaneLR. 

Le deuxième service demeure mon favori de tout le repas. Un sandwich dont le pain est un beigne (plus tendre que celui de nos grands-mères), dans lequel sont superposés flanc de porc, bacon, laitue, ananas caramélisé, sur lequel on coule du sirop chaud et une espuma érable et de clou de girofle. OMG. Décadent. Cochon. Sucré-salé. Un genre de jambon à l’ananas revisité. C’est bon sans bon sens.

Sandwich beigne, flanc de porc, bacon, ananas, espuma étableAprès un plat si copieux, Raphaël vient nous servir une soupe poulet et nouilles revisitée, composée d’un bouillon de volaille avec thym de printemps infusé, avec biscuit soda maison, morceaux de cheddar vieilli de l’Îles-aux-grues, d’Alfred le fermier et de Kénogami. Parfait réconfort pour la fille enrhumée que j’étais!

Soupe poulet et nouilles CabaneLREn guise d’entre-deux, on nous sert un cromesquis de porc haché. Une petite bouchée chaude, croquante, juste assez salée, qui pourrait être la vedette d’un plat!

Cromesqui porc CabaneLREn plat principal (et oui, on est seulement rendu au plat principal!), Raphaël nous présente un lapin à la Royale, farci de truffes et foie gras, également servi avec un morceau de sa cuisse, des pommes de terre duchesse, des carottes, le tout nappé d’une délicieuse sauce érable et vin blanc (le genre de sauce que j’aimerais un jour maîtrisé!).

Lapin à la Royale CabaneLR

Je mange rarement du lapin, et celui-ci était sans doute le meilleur que j’ai dégusté.

Raphaël VézinaEn petit extra, on nous apporte une sucette de foie gras enrobée de barbapapa à l’érable, une bouchée qui m’avait jeté à terre l’an passé. Bon et photogénique en plus! ; )

Foie gras et barbapapa à l'érable

Comme si on ne nous avait pas assez sustenté, une immense gaufre nous attendait pour dessert. Outre celle-ci, croustillante à l’extérieur et moelleuse à l’intérieur, ce sont les garnitures qui nous charment. Sont réparties dans les cavités de la gaufre de la gelée d’argousier, de la mousse au chocolat, de la mousse d’érable et de la crème glacée à l’érable, le tout saupoudré de sucre d’érable. Tsé!

Gaufre argousier, érable et chocolat CabaneLR

Au moment de finir le repas, on nous suggère trois digestifs : un shooter de gin Ungava avec érable et sucre de sapin, un café flambé érable et whisky ou un shooter de café au Sortilège, servi froid. J’opte pour cette dernière option savoureuse.

Shooter café au Sortilège CabaneLRUne cabane à sucre n’en serait pas une sans la traditionnelle tire sur neige, le dada de Daniel Vézina. C’est dehors qu’on le retrouve, avec sa pelle dans une main et sa louche de tire dans l’autre. Toujours amusant de voir ce chef reconnu pour son savoir et sa créativité culinaire faire des classiques avec une telle passion. Y’a la belle Sylvie Isabelle et moi qui avons savouré le tout, juste avant de quitter l’établissement coin St-Paul et Dalhousie.

Tire CabaneLR

Vous avez jusqu’au 12 avril pour découvrir la #CabaneLR. Ne manquez pas cette chance. Le repas est offert à 55 $/personne, et 20 $ pour les enfants. Les consommations sont en sus.

Merci à Suzanne, Daniel, Raphaël et Laurie ainsi qu’à Catherine de Betti pour la charmante invitation. C’est toujours un plaisir de visiter votre resto!

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Rire et bien manger dans le champ

C’est le sourire aux lèvres que j’écris ce billet, au lendemain du Festin dans le champ auquel j’avais été invitée. Car en plus d’avoir bien mangé, dégusté de bons vins du Vignoble Domaine L’Ange-Gardien, j’ai bien ri avec mes amis blogueurs bouffe.

Vignoble Domaine L'Ange-Gardien

L’événement en étant à sa 1ère édition, on ne savait pas trop à quoi m’attendre, bien qu’informée grâce au billet de Sylvie. C’est dans un lieu bucolique qu’on allait souper, au beau milieu du vignoble, avec une magnifique vue sur le Fleuve. Armée de mes bottes de pluie et les orages ayant cessées juste avant notre arrivée, ça promettait!

bottes de pluie

Que le Festin commence!

C’est au grand vent que le premier de cinq services nous a été présenté par le chef Franck Jourdain du Bistro Nordik du Château Mont-Ste-Anne. Une assiette contenant quelques mises en bouche mettant en vedette les produits de Cassis Monna & Filles et de la Ferme Les Canardises.

1er service Festin dans le champ

S’en est suivi l’un des meilleurs plats de foie gras que j’ai mangé de ma vie, mettant en vedette le Cidre de glace du Vignoble Domaine L’Ange-Gardien. Composée par le chef Bernard Higgins de l’Auberge Baker, cette entrée froide était parfaite (j’aurais pris un croûton de plus seulement! – quoique ça se mangeait super bien à la cuiller).

foie gras et cidre de glace

Pintade parfaite

Pour le plat principal, c’est une assiette mettant en vedette une pintade à l’infusion de myrique baumier parfaitement cuite par le chef Stéphane Roth du Patriarche qui nous été présentée. Quelques légumes de la Ferme Langlois et Fils et un gratin dauphinois complétaient le tout.

pintade patriarche

Pour l’avant-dernier service (et non le moindre), le chef Dany Bergeron de La Chapelle Pub et Grill a présenté un morceau du délicieux Paillasson de la Fromagerie de l’Isle d’Orléans, accompagné d’une salsa de fraises, mangues et autres saveurs exceptionnelles. J’ai trouvé ce plat exquis.

Paillasson et fruits

Pour la partie sucrée du repas, la chocolatière Julie Vachon a préparé quatre bouchées avec les produits du Musée de l’Abeille et de La P’tite brûlerie. J’avoue que j’aurais aimé avoir un peu de chocolat dans mon assiette, considérant la chef qui s’occupait de ce service. Mais ce sera pour une prochaine fois.

desserts Festin dans le champ

Vous trouverez d’autres belles photos de l’événement sur mon compte Instagram et ceux des autres blogueurs : Tranche de pain, Sylvie Isabelle, Miss Papila, Dezjeff, pour ne nommer que ceux-là.

vignoble domaine l'ange-gardien 2

Partie sentimentale du billet

Ce qui m’amène à vous parler sur une note plus personnelle. Certains croient, à tort, que les relations qu’on a avec les gens rencontrés par le biais des réseaux sociaux ne peuvent être vraies et ne sont que virtuelles. Bien que j’en n’avais jamais douté, j’ai eu la preuve hier qu’on pouvait avoir vraiment du fun avec des gens rencontrés grâce à une passion commune. Je suis fière de faire partie de cette communauté de blogueurs bouffe de Québec avec qui j’ai passé la soirée hier, avec qui j’ai participé à différents projets et avec qui, en toute humilité, je pense contribuer à faire connaître les plaisirs de bien manger et de découvrir différents aspects de la bouffe de Québec. Amis présents hier, j’ai passé une superbe belle soirée grâce à vous! Lavande power!! : )

Notre centre de table garni de lavande mis en quarantaine après y avoir trouvé la plus grosse sauterelle de l'univers!

Notre centre de table garni de lavande mis en quarantaine après y avoir trouvé la plus grosse sauterelle de l’univers… Et le lever de lune.

Merci à Pointcomm et Parcours gourmand pour cette charmante invitation. Et à peut-être l’an prochain! (et si oui, une toilette supplémentaire ne serait pas de refus! : ))

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Blogue et dégustation au Laurie Raphaël

Tout récemment, le Laurie Raphaël a convié les blogueurs bouffe de Québec à un 5 à 7 de lancement de son nouveau blogue, Sous le passe du Laurie Raphaël. Vous l’avez consulté? Qu’attendez-vous!

Venant compléter la foule d’infos sur le site du Laurie, le blogue nous plonge dans l’envers du décor, dans l’univers des patrons. On a l’impression de faire partie de la brigade. On mise sur la proximité, par les séances de bavardage occasionnelles. On lit plus que de simples nouvelles; on a accès au journal intime des deux restos.

De plus, comme le résume bien Sylvie Isabelle, c’est une excellente façon de rejoindre une nouvelle clientèle. Comme le resto a récemment célébré ses 20 ans d’existence, que Daniel Vézina et Suzanne Gagnon préparent leur progéniture Laurie et Raphaël à prendre tranquillement la relève, on se doit de penser aux futurs clients.

apéro Laurie Raphaël

Mangeons!

Je dois avouer : je n’ai jamais soupé au Laurie Raphaël. J’y ai dîné, mais ça fait bien une dizaine d’années. Il existe une perception que manger au Laurie, c’est pour une grande occasion. J’ai entendu des gens aller y fêter un anniversaire de couple, Pâques ou la St-Valentin.

C’est cette perception que Suzanne Gagnon, associée et complice de Daniel Vézina dans la vie, souhaite enrayer : l’idée qu’on doit attendre une grande occasion pour visiter l’établissement. Comment? En proposant entre autres des nouveaux menus.

Raphaël Vézina

Menu Vision

Raphaël Vézina travaille fort à finaliser son premier menu Vision, qu’il déclinera en 5 et 10 services. Chanceux que nous sommes, nous avons pu goûter à certaines de ses inspirations du moment. Beau, délectable et audacieux. Constatez par vous-même.

huîtres Cosmo

Tout à débuté par les huîtres Cosmopolitain à la Berce laineuse, avec espuma de canneberges et shooter à la canneberge.

foie gras caramélisé + barbapapa érable

S’est ensuite succédés deux bouchées à base de foie gras, dont la première fût mon coup de coeur : un morceau de foie gras caramélisé avec réduction de cidre de glace, enrobé de barbapapa à l’érable. La chanceuse que je suis a même pu se resservir.

foie gras Sauternes

Puis, une sorte de sandwich au foie gras aux arômes de Sauternes a suivi. Rien à déclarer : c’est bon!

gravlax de cerf

Ensuite, on a goûté au gravlax de cerf, autre bouchée excellente, mais rapidement éclipsée par…

cappuccino d'oursin

Une finale salée grâce au superbe cappuccino d’oursin à la citronnelle et à la cannelle, accompagné d’une cuiller de caviar. La combinaison était incroyable. On voit que Raphaël est particulièrement fier de celui-là.

glace avocat, vanille, chocolat blanc

Pour conclure, on ne pouvait espérer mieux : un genre d’ice pop à l’avocat et vanille, enrobée de chocolat blanc, servi avec un thé vert. Cette bouchée dessert était rien de moins qu’extraordinaire. Je sais, je m’emporte. Mais j’ai vraiment raison. On était tous conquis.

Coin boutique

Notre événement s’est déroulé du côté de l’atelier, adjacent au resto. On peut y suivre différentes démos de chef. On oublie pas non plus le coin boutique du resto, où l’on peut se procurer livres, couteaux, tabliers, caramel, pots d’épices, etc. On nous a gâté avec un pot de sel à griller et un de caramel Butterscotch et pacanes. Lucky me!

cadeau du Laurie Raphaël

Blogue Sous le passe du Laurie Raphaël, en ligne dès maintenant.

Merci au Laurie Raphaël pour l’invitation!

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Redécouvrir le Bistango

Mercredi dernier, j’étais invitée à tester des nouveaux éléments du menu du Bistango. C’était l’occasion idéale de redécouvrir ce resto fraîchement redécoré de Sainte-Foy.

bistango 1

J’étais ravie de cette invitation parce que Le Bistango évoque plusieurs souvenirs. Il est vrai que la dernière fois que j’y suis allée, c’était l’époque où mon père était encore vivant. Il aimait bien cet endroit. Je me rappelle entre autres d’un midi où il m’avait invité à luncher, alors que j’étais en journée pédagogique. Parmi la clientèle d’affaires du midi, la gamine de 15 ans que j’étais n’en revenait pas que mon père commande du boeuf cru! Mon père ne jurait que par le tartare de boeuf du Bistango.

Depuis, les choses ont bien changé : j’aime le tartare de boeuf! Pour ce qui est du Bistango, il semble avoir très bien vieilli.

bistango 2

Menu Un gars, une fille

Les chefs copropriétaires fort sympathiques, Sylvain Lambert et Annie Veillette (qui a d’ailleurs participé aux Chefs) nous ont fait découvrir leur menu thématique Un gars, une fille. Quatre des six plats qu’on nous a servis étaient composés de deux mets – un d’inspiration Annie et l’autre selon le goût de Sylvain. Chaque fois, les plats venaient se compléter à merveille. En plus de charmer nos papilles, les plats étaient beaux, bien présentés, recherchés.

Foie gras bistango

Premier service : foie gras. Ça partait fort! D’un côté, foie gras au torchon, avec fleur de sel. De l’autre, foie gras poêlé. Tout deux sur pain brioché. Dans les deux cas, belle texture, bon goût. Parfait mariage avec le Gewurtzraminer Les sorcières servi.

Mes 2 services favoris

crabe bistango

Puis se sont succédés mes deux services favoris. D’abord, une super assiette combinant artichauts, asperges, proscuitto séché et un petit oeuf frit (gars) ET un tian de crabe, guacamole, suprêmes de pamplemousse et tuile de parmesan (fille), servi avec un verre d’Oyster Bay. Un pur délice. Les deux plats, bien différents, se complétaient à merveille. Sur ce coup, c’est le côté masculin qui l’a emporté!

duo de tartares bistango

Comme si je n’étais pas déjà séduite, on nous a servi un duo de tartare. Du côté gars, un tartare de boeuf à l’huile de parmesan, aux tomates séchées, à l’oignon vert et au basilic. Du côté fille, un splendide tartare de thon à l’huile de gingembre, salsa de champignons et gelée de soya. Champignons et tartare de thon? OUI! Impossible d’avoir les bons mots, mais les saveurs et textures étaient somptueuses. J’ai adoré.

Du côté des plats chauds

agneau bistango

Deux plats chauds se sont ensuite succédés. D’abord, de l’agneau confit en cocotte de pomme de terre et roquette. L’agneau est goûteux, mais c’est l’unique plat qui ne me renverse pas. Le Vistorta merlot 2007 l’accompagne bien.

vistorta bistango

Puis, un dernier plat intriguant : de la joue de bison servie sur un lit de haricots blancs et un concassé de tomates. Ça terminait bien. On le sait, un plat braisé, c’est toujours réconfortant! Et une fois de plus, les textures sont au rendez-vous.

joue de bison bistango

Terminer ce festin en beauté

Comme si nous n’avions pas suffisamment mangé, on nous a servi un duo de desserts fabuleux. D’abord une tarte au chocolat crémeuse, très chocolatée. Mais j’avoue que le gâteau Red Velvet avec glaçage au mascarpone l’a complètement éclipsé! Accompagné d’un Tanatis tannat, j’aurais pu manger ce dessert tous les jours, pour le reste de ma vie. Vous le savez, je n’exagère jamais!

desserts bistango

Vous l’aurez compris, j’ai grandement apprécié la cuisine du Bistango. Un service attentionné, deux chefs fort sympathiques, avec des styles qui se complètent bien, dans un décor moderne, branché et pas guindé comme je me l’imaginais  ; ) Évidemment, la qualité a un prix. Je ne pourrai certainement pas m’offrir un Bistango toutes les semaines. Mais j’y retournerai sans aucun doute.

*Désolée pour la qualité des photos. Un éclairage tamisé et ma volonté ferme de ne jamais utiliser de flash sont parfois des éléments qui me jouent des tours!

Merci au Bistango et à Sylvie Beaulieu de Tac Tic Marketing pour l’invitation!

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Un peu de canard à l’heure du brunch

Je l’avoue d’emblée, je ne suis pas la plus grande fan de foie gras au monde. J’aime. Depuis pas très longtemps. Mais quand mon amie Sylvie Isabelle m’a proposé un brunch au Canard Goulu, dans le cadre du Festival du foie gras, je n’ai pas hésité une seconde à dire oui. Bizarre, voire même légèrement contradictoire. Tout à fait moi.

Il faut dire que le Canard Goulu est d’abord et avant tout une entreprise de Saint-Apollinaire, près de St-Antoine-de-Tilly, un village où j’ai habité plusieurs années avec ma famille.  On y élève 30 000 canards de Barbarie par année. C’est à leur restaurant rue Maguire que nous nous sommes rendues dimanche matin de Pâques.

L’endroit est sympa, avec sa déco style campagnard, son espace boutique au rez-de-chaussée, sa salle à manger accueillante d’une trentaine de places. Notre serveuse, sympathique aussi, nous explique brièvement le menu. C’est en voyant le menu brunch régulier (15$) que nous laissons finalement tomber l’idée de la table d’hôte brunch foie gras de quatre services, à 25$. C’est la tartiflette qui capte l’attention de Sylvie, alors que la frittata me tente beaucoup!

On nous sert d’abord une crème brûlée au foie gras, avec chapelure de pain d’épices.  On se rappellera que j’avais trippé sur celle du Moine Échanson. Mais celle-ci était excellente. Malheureusement, j’en aurais pris une ou deux bouchées de plus! Je trouvais que la quantité était insuffisante…

Parce qu’on goûte d’abord avec les yeux, je suis d’entrée de jeu conquise par le look de nos assiettes. Au goût, ma frittata au canard fumé, aux légumes rôtis et au mozzarina fondante me satisfait. J’aurais pris plus de canard, mais la mozzarina venait comblé ce manque. J’aime le fait qu’on ait incorporé de la courge butternut (ou de la patate douce, je n’ai pas demandé) dans le mélange de pommes de terre. Ça donnait un superbe goût, légèrement sucré. Et la roquette… Quelle belle idée. Je suis une fan finie de roquette!

Quant à la tartiflette de Sylvie, elle me semble superbe – j’en étais un peu jalouse, je l’avoue. Décomposée, cette tartiflette au jambon de canard maison, aux oignons caramélisés et au Tomme des Joyeux fromagers me donne à elle seule envie de retourner bruncher au Canard Goulu (message Sylvie!)!

Pour terminer sur une petite touche sucrée, on ajoute à notre addition un cannelé bordelais. Un peu trop grillé en dessous, il comble quand même mes attentes (ils ne battent par contre pas ceux de Caro la snob, que j’avais dégustés à la soirée des vins de Bordeaux!

Bref, ma visite au Canard Goulu m’a plu, tant pour le repas que pour l’endroit sympa rue Maguire. Le rapport qualité-prix est honnête, le service est attentionné, la bouffe est bonne. À se rouler par terre? Non. Mais ça demeure un bel endroit pour bruncher différemment du traditionnel deux œufs-bacon.

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Coup de coeur pour le Moine Échanson

Il est bien rare que se faire dire qu’il n’y a plus de place libre dans le resto où on veut réserver puisse provoquer un si beau moment gustatif. Ma complice culinaire de toujours, Sylvie Isabelle, me parlait depuis un bon moment de l’Affaire est ketchup – rectification : en fait, tous les foodies de Québec parlent de l’Affaire est ketchup! Mais comme c’était complet, j’ai proposé qu’on aille au Moine Échanson, dont j’avais aussi entendu beaucoup de bien. Et ces bons commentaires étaient complètement fondés. Endroit chaleureux, ambiance sympathique, service plus qu’attentif, bon choix de vin au verre… et de la nourriture incroyable. Tout ça à prix raisonnable!

Après une pinte à la Korrigane pour bien entamer ce samedi soir, on se dirige en haute-ville pour découvrir ce resto situé au 585, rue St-Jean. À notre arrivée, on nous installe du côté bistro-boutique. Comme le Moine Échanson sert des vins d’importation privée, il nous est aussi possible d’acheter des bouteilles pour apporter. Avant même qu’on nous ait servi quoi que ce soit, on sent déjà qu’on passera une belle soirée – je ne sais pas pourquoi, mais on sent que l’endroit est sympa!

Puis arrive notre charmante serveuse qui, une fois qu’elle s’aperçoit que c’est notre première visite, prend le temps de nous expliquer l’histoire du resto, les différentes options qui s’offrent à nous pour les vins, etc. Elle nous décortique le menu et j’en ai vraiment, mais vraiment l’eau à la bouche. Avant de faire notre choix, elle nous suggère un demi-verre de Gentil en apéro. Chaque fois, elle nous propose de le goûter pour valider notre choix (on aime ça).

C’est l’heure de faire des choix et c’est vraiment… déchirant! Ce n’est pas mêlant, toutes les entrées m’intéressent. De la crème de rutabaga à la salade hivernale, composée entre autres de choux de Bruxelles poêlés avec beurre et lardons, tout semble délicieux. Sous la recommandation de notre serveuse, nous tranchons pour la crème brûlée au foie gras et le bol de lentilles au chèvre servies sur porc effiloché. Plutôt que de prendre une bouteille, la serveuse nous propose des vins au verre adaptés aux différents plats (toujours le choix entre un demi-verre ou le verre).

Arrive d’abord la crème brûlée au foie gras. Rien que pour la présentation, j’en suis ravie. Puis le goût… Texture d’une crème brûlée, avec l’onctuosité du foie gras. Une gelée de fruits (ma mémoire fait faux bond) donne un petit côté sucré à l’entrée, qu’on mange à la cuiller ou à l’aide des tranches de pommes frites. Exquis. Pour ce plat, on nous suggère un rosé moelleux, le Rose d’un jour de la Maison Cousin. Un grolleau gris ne contenant ni additif ni sulfite, aux arômes de rose et de jasmin. À découvrir.

Puis, un plat qu’il y a à peine cinq ans, je n’aurais jamais osé commander. Un bol de lentilles gratinées au fromage de chèvre, servies sur porc effiloché. Jamais de ma vie je n’aurai trouvé un bol de lentilles aussi sexy! Cuites avec beurre et lardons, les lentilles sont parfaites et en généreuse quantité. Le tout est garni de bacon craquant et de frites d’oignons. Pour accompagner le tout, on nous conseille un verre d’Originel, un produit extraordinaire. D’abord par sa couleur, un jaune doré opaque et brouillé, puis par son goût rond, brut, avec une belle acidité. Vraiment, le mix est parfait. On trippe.

Au tour du plat principal. Pour Sylvie, une tarte alsacienne de bon format, dans la plus pure tradition, avec pâte feuilletée, crème, lardons, oignons, fromage. Pour moi, un plat de choucroute, avec différentes viandes dont un morceau de lard salé délectable. Étonnamment, on passe au rouge, même si on mange alsacien. Et c’est probablement parce que le vin, les plats, la musique et tout le tralala étaient parfaits, car j’ai oublié ce que j’ai bu. Je ne suis pas infaillible, vous en avez la preuve maintenant! 🙂

Et comme il nous restait encore de la place (non!), on a partagé un brownie doublé d’un moelleux au chocolat, avec purée de courge butternut et petites noisettes frites. Exquis. Vraiment.

De cette soirée, je n’en tire que du bon. L’endroit est vraiment sympa, la bouffe est authentique, simple et complexe à la fois, les plats sont bien exécutés, le service est attentionné, la présentation des plats est impeccable. Franchement, dans mon top 3 de l’année 2011!

Détails de l’addition :

  • Demi-verre de Gentil : 3 $
  • Crème brûlée + foie gras : 6.50 $
  • Choucroute : 21 $
  • Verre de Rose d’un jour : 7.50 $
  • Verre d’Originel : 5 $
  • Verre de rouge (Mondeuse) : 9 $
  • 1/2 brownies : 3.50 $

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