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Le Tournebroche : l’art de redéfinir la rôtisserie

En février dernier, je vous avais parlé du futur Tournebroche, une rôtisserie prometteuse qui allait ouvrir ses portes rue St-Jean. Il y a quelques semaines, un groupe de blogueurs a été invité à découvrir leur menu, qui ne cesse d’évoluer depuis l’ouverture. Résumé d’une superbe soirée dans un restaurant où bouffe de qualité se marie avec ambiance décontractée et conviviale.

Tournebroche

Comme notre hôte Guy Collin, propriétaire associé du Patriarche et du Tournebroche, est un passionné, inutile de préciser qu’il ne fait pas les choses à moitié. Il nous invite d’abord à faire un tour en cuisine, pour rencontrer la chef pâtissière Deborah. C’est elle qui se charge de créer les magnifiques crèmes brûlées, une spécialité du Tournebroche. Ce soir-là, elle nous montre comment cuisiner la crème brûlée érable et bacon.

Tranche de pain et moi avons même enfilé notre suit de cuisinier, question d’avoir l’air plus crédible. Qu’en pensez-vous?

Tranche de pain et Harnois à la carte

On a ensuite été invité à déguster un bon verre dans le salon de l’Hôtel du Vieux-Québec, dans lequel le Tournebroche niche. Cet hôtel a vécu une cure de rajeunissement dans les derniers mois et vaut la peine d’être redécouvert. Pour des événements corporatifs, par exemple, leurs salles de réunion combleront vos besoins.

Saucissons Fou du bio

Comme Stéphane Roth et Guy Collin aiment bien travailler avec des producteurs locaux, c’est l’occasion pour nous d’en rencontrer deux : la Vinaigrerie traditionnelle Cassis’Isle d’Orléans et les viandes Fou du bio. Je suis tombée sous le charme de leurs saucissons, disponibles à l’année au marché du Vieux-Port. On goûte également aux doigts de poulet frit du Tournebroche : délicieux! Ça augure bien pour la suite…

Passons à table!

Depuis l’ouverture, le Tournebroche a peaufiné et modifié quelques éléments de son menu. Il faut dire que le défi était grand : réinventer l’art de la rôtisserie, au centre-ville de Québec, en offrant des produits de qualité (presque tout est bio!) tout en restant abordable. Ils y sont arrivés.

Tournebroche : passons à table!

On nous sert d’abord une assiette Pic assiette, combinant salade de gésiers de canard, mousse de foie de volaille et poutine façon Tournebroche. C’est généralisé : la poutine vole littéralement la vedette. La sauce à poutine… j’en aurais bu une tasse! Et le pommes de terre en rondelles sont parfaitement cuites. On en redemanderait.

Poutine Tournebroche

En attendant le plat principal, on ne peut s’empêcher de grignoter le pain maison ou savourer la bière Tournebroche, brassée spécialement pour le restaurant en collaboration avec la Microbrasserie de l’Île d’Orléans.

Pain maison Tournebroche

En plat principal, on nous apporte un quart de poulet biologique de Charlevoix, cuit à merveille, d’une tendreté incroyable. Il est accompagné de sa peau de poulet style chips (décadent!), de leurs superbes pommes de terres, d’une céleri-rémoulade vinaigrette de Cassis’Isle et canneberges et de légumes grillés (non nécessaire selon moi). Et oui, la sauce servie au ramequin est un must, M. Collin! La type sauce que je suis vous le garantie.

Quart de poulet bio Tournebroche

En finale, on déguste la crème brûlée préparée un peu plus tôt, dont la texture est incroyable. Le goût de bacon surprend car très présent! J’aurais préféré que celui-ci soit un peu moins infusé longtemps, question qu’on distingue le goût de fumée, sans toutefois volé toute la vedette à l’érable. Ceci dit, ceux qui mangeraient du bacon matin, midi, soir étaient comblés!

Crème brûlée bacon et érable

À noter qu’on peut aussi dîner au Tournebroche, et pour pas cher en plus. Guy Collin nous a entre autres parlé de son parmentier de poulet, qui m’a fait saliver. S’adaptant à la demande, il propose également un tartare de saumon qui, semble-t-il vaut le déplacement.

Bref, je vous invite à découvrir ou redécouvrir le Tournebroche, pour son menu original développé par le grand Stéphane Roth et pour l’ambiance sans chichi de l’endroit.

Vous pouvez lire les résumés de Sylvie Isabelle et Hungry Rachel, deux de mes collègues blogueurs avec qui, comme à l’habitude, j’ai bien du plaisir!

Sylvie Isabelle, Tastevino et Hungry Rachel, immortalisés par Tranchedepain

Merci à Guy Collin et Stéphane Roth pour la charmante invitation. Guy, votre passion est contagieuse et votre regard lucide de la restauration pourrait alimenter des heures de discussion. C’est toujours un plaisir de vous voir.

Les propos de cet article reflète le fond de ma pensée.

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Coup de coeur pour le Moine Échanson

Il est bien rare que se faire dire qu’il n’y a plus de place libre dans le resto où on veut réserver puisse provoquer un si beau moment gustatif. Ma complice culinaire de toujours, Sylvie Isabelle, me parlait depuis un bon moment de l’Affaire est ketchup – rectification : en fait, tous les foodies de Québec parlent de l’Affaire est ketchup! Mais comme c’était complet, j’ai proposé qu’on aille au Moine Échanson, dont j’avais aussi entendu beaucoup de bien. Et ces bons commentaires étaient complètement fondés. Endroit chaleureux, ambiance sympathique, service plus qu’attentif, bon choix de vin au verre… et de la nourriture incroyable. Tout ça à prix raisonnable!

Après une pinte à la Korrigane pour bien entamer ce samedi soir, on se dirige en haute-ville pour découvrir ce resto situé au 585, rue St-Jean. À notre arrivée, on nous installe du côté bistro-boutique. Comme le Moine Échanson sert des vins d’importation privée, il nous est aussi possible d’acheter des bouteilles pour apporter. Avant même qu’on nous ait servi quoi que ce soit, on sent déjà qu’on passera une belle soirée – je ne sais pas pourquoi, mais on sent que l’endroit est sympa!

Puis arrive notre charmante serveuse qui, une fois qu’elle s’aperçoit que c’est notre première visite, prend le temps de nous expliquer l’histoire du resto, les différentes options qui s’offrent à nous pour les vins, etc. Elle nous décortique le menu et j’en ai vraiment, mais vraiment l’eau à la bouche. Avant de faire notre choix, elle nous suggère un demi-verre de Gentil en apéro. Chaque fois, elle nous propose de le goûter pour valider notre choix (on aime ça).

C’est l’heure de faire des choix et c’est vraiment… déchirant! Ce n’est pas mêlant, toutes les entrées m’intéressent. De la crème de rutabaga à la salade hivernale, composée entre autres de choux de Bruxelles poêlés avec beurre et lardons, tout semble délicieux. Sous la recommandation de notre serveuse, nous tranchons pour la crème brûlée au foie gras et le bol de lentilles au chèvre servies sur porc effiloché. Plutôt que de prendre une bouteille, la serveuse nous propose des vins au verre adaptés aux différents plats (toujours le choix entre un demi-verre ou le verre).

Arrive d’abord la crème brûlée au foie gras. Rien que pour la présentation, j’en suis ravie. Puis le goût… Texture d’une crème brûlée, avec l’onctuosité du foie gras. Une gelée de fruits (ma mémoire fait faux bond) donne un petit côté sucré à l’entrée, qu’on mange à la cuiller ou à l’aide des tranches de pommes frites. Exquis. Pour ce plat, on nous suggère un rosé moelleux, le Rose d’un jour de la Maison Cousin. Un grolleau gris ne contenant ni additif ni sulfite, aux arômes de rose et de jasmin. À découvrir.

Puis, un plat qu’il y a à peine cinq ans, je n’aurais jamais osé commander. Un bol de lentilles gratinées au fromage de chèvre, servies sur porc effiloché. Jamais de ma vie je n’aurai trouvé un bol de lentilles aussi sexy! Cuites avec beurre et lardons, les lentilles sont parfaites et en généreuse quantité. Le tout est garni de bacon craquant et de frites d’oignons. Pour accompagner le tout, on nous conseille un verre d’Originel, un produit extraordinaire. D’abord par sa couleur, un jaune doré opaque et brouillé, puis par son goût rond, brut, avec une belle acidité. Vraiment, le mix est parfait. On trippe.

Au tour du plat principal. Pour Sylvie, une tarte alsacienne de bon format, dans la plus pure tradition, avec pâte feuilletée, crème, lardons, oignons, fromage. Pour moi, un plat de choucroute, avec différentes viandes dont un morceau de lard salé délectable. Étonnamment, on passe au rouge, même si on mange alsacien. Et c’est probablement parce que le vin, les plats, la musique et tout le tralala étaient parfaits, car j’ai oublié ce que j’ai bu. Je ne suis pas infaillible, vous en avez la preuve maintenant! 🙂

Et comme il nous restait encore de la place (non!), on a partagé un brownie doublé d’un moelleux au chocolat, avec purée de courge butternut et petites noisettes frites. Exquis. Vraiment.

De cette soirée, je n’en tire que du bon. L’endroit est vraiment sympa, la bouffe est authentique, simple et complexe à la fois, les plats sont bien exécutés, le service est attentionné, la présentation des plats est impeccable. Franchement, dans mon top 3 de l’année 2011!

Détails de l’addition :

  • Demi-verre de Gentil : 3 $
  • Crème brûlée + foie gras : 6.50 $
  • Choucroute : 21 $
  • Verre de Rose d’un jour : 7.50 $
  • Verre d’Originel : 5 $
  • Verre de rouge (Mondeuse) : 9 $
  • 1/2 brownies : 3.50 $

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