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Les Labours, une délicieuse cuisine de marché sans flafla

Pour ma 31e soirée d’anniversaire, je n’aurais pu demander mieux qu’un souper au restaurant Les Labours de l’Hôtel La Ferme.  Tel que mentionné dans mon dernier billet, nous avions été invité à séjourner dans ce superbe complexe hôtelier du Groupe Le Massif. Et ça adonnait que c’était le week-end de ma fête! Bon, j’ai déjà vu pire comme adon!

Alors que mes yeux étaient déjà comblés par tout ce que l’hôtel a à offrir, j’ai été scié par la beauté du restaurant Les Labours. L’endroit, qui se trouve à être le resto principal de La Ferme, est dominé par la cuisine à aire ouverte à rendre jaloux tout chef ou foodie de ce monde.

« C’est unique. On est loin de la cuisine fermée où on n’a aucun contact avec les clients. Là, on peut voir le monde, aller leur jaser… ». C’est un peu ce que le chef David Forbes nous a avoué. David Forbes, c’est l’ancien chef du Cercle, un endroit où j’adore aller, endroit qui m’a d’ailleurs inspiré mon tartare de boeuf. Bref, on supposait déjà qu’on allait manger de bons plats, de la cuisine savoureuse et surtout sans prétention.

Resto bondé, belle ambiance

Vers 19 h 30, le restaurant est bondé (et il le restera jusqu’à 22 h). J’aime l’ambiance qui y règne. Le fait que la cuisine prenne une place si importante dans le resto fait qu’il y a une ambiance à la fois festive et conviviale. On a à la fois l’impression d’être dans un grand restaurant – grâce au design, au mobilier riche, aux tables en bois, aux luminaires extraordinaires – et dans un petit endroit très convivial et sans prétention.

Confession : après quelques minutes à observer l’endroit et à analyser le menu, je deviens convaincue que je suis en train de vivre un des plus beaux moments de ma vie. Rien de moins. J’emporte jamais trop. Je vous le jure.

Puis, est arrivé notre gentil serveur – pour des détails sur notre serveur Thomas, je vous invite à lire le texte de Sylvie Isabelle! – et nous a décrit le menu. Quelques entrées froides, d’autres chaudes. Quelques choix pour les plats principaux. Tout a l’air délicieux! Et le bout le plus difficile de la soirée : faire des choix! Suivant la philosophie du restaurant, Thomas propose de nous amener cinq entrées à partager. On se partage une bouteille de Sauvignon blanc, une importation privée. Et c’est parti!

Mes entrées préférées : tarte aux tomates confites, esturgeon fumé et sa purée de betteraves rouges et le foie gras au torchon de la Ferme Basque. Nul doute que je n’aurais pas choisi cette dernière entrée, la plus dispendieuse du menu. Mais c’est le meilleur foie gras que j’ai mangé de ma vie! Le carpaccio de tête de porc est aussi excellent, étonnant, bien assaisonné.

Pour le plat principal, je choisis la pièce de boeuf, servie avec de l’orgetto – le principe de cuisson d’un risotto, mais avec de l’orge, une nouveauté pour moi! – et des légumes de saison. Les accompagnements sont magnifiques. Pour ce qui est du boeuf, il est tendre et goûteux. Côté cuisson, je dois avouer qu’il est plus médium que saignant à mon goût (on dirait pas sur la photo, mais oui). Quoi, c’est LE seul défaut de toute la soirée! : )

J’ai hésité entre le boeuf et le poisson du moment, soit le flétan et sa sauce à base de chorizo. Mais la prochaine fois, il est certain que je commande la polenta aux champignons et aux grains de maïs grillés. L’assiette était magnifique et le goût sublime.

Un dessert? Il le faut!

Alors qu’on aurait pu littéralement rouler jusqu’à notre chambre, Thomas nous apporte cinq merveilleux desserts. Les assiettes sont superbes, les portions sont généreuses. Mon préféré? En terme de présentation, c’est l’immense macaron enveloppé de chocolat blanc. Au goût? Impossible de passer sous le silence le super gâteau aux carottes et ses garnitures : crème brûlée, biscuit style langue de chat, morceaux de carottes confites. Clairement le meilleur gâteau aux carottes goûté à vie.

Shooter festif!

Pendant le repas, Thomas a eu vent que c’était mon anniversaire. Pour souligner le tout, il nous sert un digestif à base de Frangelico – cette boisson manquait tellement à ma culture! Joli non? : ) On est comblé!

Le meilleur déjeuner de ma vie

Encore sous l’émotion du super souper mangé la veille, on découvre Les Labours de jour. Le restaurant est encore plus beau. La lumière qui entre par les murs fenestrés est splendide. Le restaurant semble encore plus grand et la cuisine encore plus vaste.

Et c’est dans cet environnement que j’ai mangé le meilleur déjeuner de ma vie. Oui. Le meilleur. Parmi le menu brunch se trouve le plat nommé Le Bûcheron : une sorte de grilled-cheese avec pain doré, oeuf, jambon et fromage Le Migneron, accompagné d’une salade mesclun, d’un filet de sirop d’érable et de pommes de terres sautées. Décadent. Vraiment.

Quand est-ce qu’on y retourne?

J’ai découvert aux Labours un restaurant magnifique, une cuisine de marché sans flaflas, du personnel agréable, des prix normaux pour ce type de restaurants. Situé à moins d’une heure trente de Québec, ce resto est juste assez proche pour que j’y retourne sur une base régulière… et juste assez loin pour que je n’y sois pas tous les week-ends! Vous vous devez d’y aller (et de réserver au préalable)!

Sur le même sujet :

Tranche de pain, Les Labours

Sylvie Isabelle, Les Labours : le bonheur est dans l’assiette

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L’hôtel La Ferme, ou quand 2 yeux ne suffisent pas pour tout voir

Avertissement : ce billet comporte beaucoup trop d’émotions positives et d’émerveillement de ma part. Je préférais vous en avertir.

J’ai récemment eu la chance de séjourner au nouvel hôtel La Ferme à Baie-St-Paul. Fraîchement ouvert, cet endroit n’a rien d’un simple hôtel où on y séjourne uniquement pour dormir. Non. La Ferme, c’est clairement l’un des plus beaux endroits que j’ai visités au Québec. Sinon le plus beau.

C’est pas compliqué : tout est beau. Des luminaires dans le hall d’entrée, des murs en bois de grange sur lesquels sont accotés des divans super modernes, des sculptures d’artisans de la région aux bancs fabriqués à partir de bûche entière de bouleau. Vraiment, tout est magnifiquement désigné. Le mix entre la déco contemporaine et le style rustique fait que rapidement, on ne sait plus où donner de la tête tellement c’est beau.

Ah oui, j’oubliais : un peu comme tous mes amis blogueurs ayant visités l’endroit, je ne pourrai tout vous raconter en un seul billet. So much to say, comme dirait l’autre!

Une chambre du côté dortoir

La Ferme, c’est 140 chambres (une fois les travaux finis) dans 5 différents pavillons pouvant accueillir les gens, selon leur préférence et leur budget. Sylvie et moi partagions une chambre du côté des Dortoirs de la Gare. Ce sont des chambres spacieuses qui comportent quatre lits simples escamotables. Des lits simples, vous dites? Absolument. Et des lits très confos. L’avantage de ces chambres, qu’on loue au lit pour 50 $, c’est que c’est accessible. Tsé, la fatigue peut vite nous rattraper après une journée de ski… Pour 50 $, vous êtes logés!

Comme nous n’étions que deux dans la chambre, deux des lits étaient rangés, ce qui nous donnaient un grand espace libre, digne d’une piste de danse! De grands garde-robes et des alcôves tout près des lits font penser que la chambre a été conçue intelligemment. Les touches de couleurs, le tapis asymétriques, le divan modulaire, les draps (à noter le motif de noeud de bois ton sur ton) sont autant d’éléments qui me font tripper dans leur design.

Et que dire de la station Ipod et de la machine Nespresso… Quand tu dis « le plus beau jour de ma vie! » Avoir du bon café à la chambre : ça n’a pas de prix!

On s’y sent bien

En entrant à La Ferme, j’ai eu la réelle sensation d’être en vacances. Cet instant où tu sais que tu décroches du quotidien. Je pense que l’endroit inspire à cela. Le feu de foyer à l’entrée, le personnel travaillant en chemise et en jeans (j’adore!), les matières riches du mobilier : tout est là pour nous mettre à l’aise.

Bien ancré dans sa région

Jamais un pareil hôtel n’avait vu le jour dans une ville comme Baie-St-Paul. C’est pourquoi la direction de l’hôtel a pris soin de bien s’enraciner dans sa région et de mettre à profil les artisans du coin pour donner une touche bien particulière à l’endroit. Tous les cousins et serviettes de table, par exemple, ont été conçus par une artisane de la région, rencontrée dimanche matin au Marché tenu sur place. Pour elle, cette opportunité lui a assuré du travail pour plus d’une année et demi! Sans vouloir comparer, on est loin de ces chaînes qui implantent le même style d’hôtel, peu importe la ville dans le monde où ils sont situés. C’est tout ça qui confère à La Ferme un statut unique à mes yeux.

Bref, il serait impossible de tout vous raconter en un seul billet. Je pourrais vous en parler pendant des heures (tous mes collègues de bureau peuvent vous le confirmer!). Mais la plus grande conclusion que je pourrais faire est de dire que j’y retournerai SANS AUCUN DOUTE. Cet endroit inspire détente, bien-être, fun, sourire, bonheur et j’en passe. Quoi, je vous avais avertis que ce billet contenait beaucoup d’éléments d’émerveillement!

En attendant mon billet sur le magnifique restaurant Les Labours de l’hôtel La Ferme, je vous invite à consulter les textes de ces autres blogueurs… et à réserver!

Sylvie Isabelle, L’Hôtel La Ferme : une nuit, c’est pas assez

Food Nouveau, Reinventing What Hotels Ought to Be

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