Paillard et ses crobeign (je t’aimais déjà… je t’aime encore plus!)

Vous avez entendu parler des cronut? C’est un croisement entre le croissant et le beigne inventé par le New-Yorkais Dominique Ansel. C’est la folie de l’heure dans la grosse pomme, et plus récemment à Montréal où on en retrouve également. Voilà que dès demain, jeudi 8 août 11h, on trouvera des crobeign à Québec chez Paillard!

Crobeign Paillard cronut

J’ai eu la chance (le plaisir dois-je dire!) de goûter au crobeign avant sa sortie. Même mes mini-moi avaient été invités. On s’est rendu rue St-Jean chez Paillard, un endroit que j’affectionne particulièrement (je vous en reparle plus bas).

macaron Paillard

Impatients de voir ce qu’on nous réserve, mes enfants ne tiennent plus en place. Habitués de fréquenter l’endroit, ils dévorent leur macaron, acheté en attendant la dégustation. Véritable supplice qui débute pour Fiston dès que ses yeux se posent sur ZE dessert. Honnêtement, je ne sais pas encore comment il a pu attendre 10 minutes avant d’en dévorer un! Sa patience l’aura finalement récompensé.

Crédit-photo : Sylvie Isabelle

Crédit-photo : Sylvie Isabelle

Ça goûte quoi, ces crobeign?

Ça goûte le ciel, ni plus ni moins. Comme le raconte Héloïse, c’est une prouesse technique que l’équipe de Paillard a fait pour en arriver à un si bon résultat.

Sans avoir même goûté à l’original et après de multiples tentatives, ils ont réussi à mettre au point une recette de pâte combinant le feuilleté du croissant et le moelleux du beigne. C’est 81 couches de pâte feuilletée qui forment le crobeign. Imaginez.

Le plus beau jour de ma vie

Le plus beau jour de ma vie

Ils ont également travaillé fort à l’élaboration d’une crème pâtissière capable de résister à la température ambiante (méga coup de coeur). Comme première saveur pour le crobeign, on a choisi fraise et rhubarbe. Un gros wow.

Pour la cuisson, le chef Sébastien Bonnefils et le tourier Stéphane Coste ont privilégié l’huile de pépins de raisins. Quoi que coûtant plus cher, elle résiste à la chaleur et ne laisse aucun arrière goût. À sa sortie de la friteuse, la bête est roulée dans le sucre d’érable (TRÈS bonne idée) avant d’être garnie de crème.

Étonnement, même si on sait que c’est bourré de calories, on finit le crobeign sans avoir la panse trop pleine. Il laisse un bon coût de revenez-y. Tellement que Grande fille en a dévoré un 2e.

Bref, au diable les calories, on courra un marathon un autre jour! On déguste cette belle pâtisserie pleine de saveurs qui nous redonne notre coeur d’enfant et qui est une mode faite pour durer.

Grande fille et Fiston chez Paillard

Mon père et les Jésuites de Paillard

Étonnant que je n’ai jamais parlé de Paillard sur le blogue. Certes, j’ai posté plusieurs photos de mes enfants dévorant des macarons au Paillard des Galeries de la Capitale. Mais jamais de billet. Et pourtant.

Crédit-photo : Grande fille

Crédit-photo : Grande fille

J’ai un lien d’affection avec ce commerce. Mon père, décédé il y a bientôt 5 ans, adorait les Jésuites de l’endroit. Quand il allait à l’Hôtel-Dieu de Québec pour ses traitements de radiothérapie, il demandait aux gens qui l’accompagnaient quotidiennement (souvent ma chère maman, qui combattait au même moment un cancer, de la famille, des amis ou même le transport adapté de l’Hôpital Laval) d’arrêter chez Paillard avant de retourner à l’hôpital. Il achetait alors des Jésuites et autres pâtisseries qu’il offrait au personnel médical qui prenait soin de lui. Les infirmières et médecins le trouvaient donc gentil, M. Harnois. Et mon père, ricaneux, aimait dire que c’était une décision politique et que ça lui assurait de bons soins! : )

Les Jésuites de chez Paillard

Les Jésuites de chez Paillard

J’ai eu l’occasion de raconter cette tranche de vie familiale au propriétaire majoritaire de Paillard, M. Yves Simard. Celui-ci me racontait avoir combattu un cancer et avoir lui aussi apporté des petites douceurs au personnel le soignant. Bel adon de la vie. Il semble être un très gentil monsieur, le coeur sur la main, discutant autant avec ses clients que son personnel sur le plancher, tout en débarrassant une table ici et là.

Fiston et son cronut

Crédit-photo : Sylvie Isabelle

Bref, Paillard, c’est les bons croissants, les macarons typiquement français, les pâtisseries, les soupes et sandwichs. C’est un beau spot sur la rue St-Jean et aux Galeries de la Capitale. C’est un commerce qui donne faim. Et qui en plus offre maintenant des crobeign!!! (moment de folie quand j’y repense).

Merci beaucoup à Paillard pour la belle invitation. Mes enfants étaient ravis également de pouvoir goûter à quelque chose en primeur! Ils ont adoré.

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5 Commentaires

Classé dans Accueil, Découvertes, Sorties

5 réponses à “Paillard et ses crobeign (je t’aimais déjà… je t’aime encore plus!)

  1. Ta fille a l’air angélique sur ces belles photos! Bel article, bravo!

  2. Pingback: Les crobeigns sont arrivés chez Paillard! | Sylvie Isabelle

  3. Marie-Hélène Pouliot

    Ma Maman, décédée elle aussi, avait le même truc pour attendrir les infirmières, les préposés et les médecins à l’hôpital. Elle offrait, pour sa part, des chocolats d’Eddy Laurent. On l’a bien traitée, ma mère. 🙂

    • Merci Marie-Hélène pour ce commentaire. Ça me va droit au coeur. Depuis la publication de ce billet, plusieurs personnes m’ont parlé de leurs expériences similaires et des trucs qu’avaient leurs proches. Quand on peut trouver le bon côté des choses dans les moments les plus difficiles, ça n’enlève pas notre souffrance mais ça nous réconcilie un peu avec la vie. : )

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