Mon nom est MHHarnois et je suis une fan finie des vins d’Alsace

Cet hiver, j’avais eu la chance d’expérimenter une soirée Alsace au menu, la première à Québec, au Voodoo. Grâce à Caroline La Snob, j’ai pu assister, le 14 septembre dernier, au souper Alsace au menu, organisé cette fois au Rumi à Montréal. Récit de ma toute première expérience d’accords vins d’Alsace et cuisine du Moyen-Orient.

Le but de ces soirées est de faire découvrir des vins d’Alsace et les mariages possibles avec différents types de cuisine. Elles permettent aussi de voir plein de beau monde à qui on « jase » régulièrement sur Twitter mais qu’on ne connait pas pour vrai! Seul hic, il faut soit y être invité par l’organisation, soit être parmi les gagnants de billets Facebook.

Le Rumi m’était inconnu; c’est un petit resto chaleureux, à la déco envoutante. Nous y sommes accueillis par un tapis rouge et un excellent crémant d’Alsace, le Wolfberger. Photo officielle prise (un passage obligé), on trouve notre table et on rencontre la charmante Véronique St-Pierre, mieux connue comme Rose Madeleines. On jase un peu, on « spot » les vedettes (quoi… on est des filles de Québec! On le voit pas souvent Christian Bégin avec son scooter!) et on déguste des minipitas du Moyen-Orient. En gros, c’est une pâte de style pizza, avec un léger goût d’ail, gratiné… Bref, un truc qui se dévore tout seul. On s’autocensure sur les minipitas, question d’avoir encore faim pour ce qui s’en vient.

Premier service, un hummous de haricots blancs, garni de fromage de chèvre, servi avec pain naan. Un délice. Je ne suis pas la plus grande fan de hummous, mais celui-ci était goûteux, tout en étant assez doux. « Two thumbs up » pour le pain naan chaud, un parfait accompagnement. On marie le tout avec deux Riesling, le roi des cépages d’Alsace, selon les dires du sommelier des soirées Alsace au menu, Nick Hamilton. On goûte d’abord au Riesling Réserve Willm 2010, un vin souple et frais, parfait pour commencer la soirée. On découvre complètement d’autres saveurs avec le Riesling Kuhlmann-Platz Grand Cru Schoenenbourg 2007, l’un de mes coups de cœur de la soirée. Il est riche, long en bouche, vraiment agréable. J’en redemande.

Puis rapidement, l’entrée chaude nous est servie. Ce sont des Boreks à la poitrine de poulet, noix de pin et verdures. C’est bon et honnête. Les deux verres de Pinot blanc qui les accompagne sont des valeurs sures. D’abord, un produit qui m’est bien connu, le Pinot blanc d’Arthur Metz, 2010. Un vin qui se laisse boire, avec ses arômes de fruits tels que la poire et le melon. Puis, le Pinot blanc Pfaffenheim Grande Réserve 2009, plus long en bouche. Le contraste entre ses deux vins est beaucoup moins grand qu’entre les deux Riesling.

Vint ensuite le coup de cœur d’Aurélia Fillion. Pour ceux et celles qui n’auraient pas encore vu ses capsules sur Bu sur le Web, vous manquez quelques choses! Cette fille pétillante fait partie, selon moi, des gens qui rendent le vin « abordable », c’est-à-dire qui le démocratise, le vulgarise. Elle nous présente un Muscat d’Alsace d’importation privée, le Binner, négoce 2009. Je ne suis pas très Muscat, mais je dois dire que celui-ci, contrairement à certains, est riche sans toutefois tomber sur le cœur. Il a un goût très floral, j’y perçois une odeur de lilas. Je dois par contre me restreindre en quantité… Et oui, je suis, pour ma deuxième soirée Alsace au menu, la chauffeuse désignée! Joie.

Avant de poursuivre avec le repas, je dois vous préciser qu’on passe de longues minutes à rire avec les autres blogueurs et amis twitteux. Que de belles rencontres avec Hubert Cormier (nutritionniste – consultez-le!), Béatrice Bernard-Poulin et Marie-Hélène Boisvert. La table, quant à elle, continue de se remplir de verres plus ou moins vides. Une vraie soirée Alsace au menu, quoi!

Encore très rapidement, on nous sert le plat de résistance : « un coquelet rôti au four au jus de raisin muscat, légèrement citronné, thym orange et marjolaine, accompagné d’oignons cipollinis et de légumes de saison bios,
servi avec riz basmati au safran ». On résume le tout en deux mots : incroyablement délicieux. Le coquelet est tendre et juteux (et que dire de ses pilons) et le riz est si parfumé! Pour accompagner, un boit deux verres de Pinot gris, le Willm Réserve Alsace 2010 (assez connu) et le Lucien Albrecht Réserve 2009, légèrement citronné, mielleux, un mariage parfait avec le gentil coquelet. J’adopte.

Le problème quand on est rendu au dessert dans les soupers Alsace au menu, c’est que c’est l’heure du Gewurztraminer, mon cépage préféré d’Alsace, mais c’est aussi le temps où je dois complètement troquer mes verres de vin contre des verres d’eau. La tâche m’est facilitée quand je vois que l’un des vins à découvrir est l’un de mes produits fétiches, le Gewurztraminer d’Arthur Metz. Je vous en ai déjà parlé, c’est un vin doux tout en litchis, riche, parfait. Celui de la maison Hugel m’est aussi connu. Il se marie bien avec l’excellent dessert, un Warbat Bil Ashta, une sorte de baklava farci de crème douce, avec sirop parfumé d’eau de rose et de fleur d’oranger. On peut se vanter d’avoir une bonne juge et fine connaisseuse à la table, Rose Madeleines pâtissière, qui est d’avis que ce dessert est simplement exquis.

Pour finir le tout en beauté, je plonge dans le thé à la menthe, servi de façon traditionnelle. Un doux réconfort pour moi, la seule personne encore présente qui ne boit plus. 😉

Ne nous restait plus qu’à rouler (dans tous les sens du terme) jusqu’à Québec après cette belle soirée, principalement marquée par de superbes rencontres et de bons vins.

Prochain souper Alsace au menu : 23 novembre, dans un endroit non connu jusqu’à présent mais qui, selon les dires, sera une soirée à ne pas manquer!!!

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6 Commentaires

Classé dans Accueil, Sorties

6 réponses à “Mon nom est MHHarnois et je suis une fan finie des vins d’Alsace

  1. j’aime ton billet, presqu’autant que ta fraise! 😉 Merci de la mention, je n’en méritais pas autant!

  2. Françoise

    Délicieux et rafraîchissant ce billet !

  3. «Seul hic, il faut soit y être invité par l’organisation, soit être parmi les gagnants de billets Facebook.» Tout un hic. En fait, ça m’écoeure un brin. Je préférerais qu’il y ait des billets à vendre et que quiconque veuille y aller le puisse.

    • Avant, ça fonctionnait par la vente de billets. Ils ont changé leur formule. Je ne connais pas toutes les raisons de ce changement, mais je sais qu’il y a plus de billets à gagner qu’avant. Pour gagner les billets, il suffit d’interagir avec Alsace au menu sur les médias sociaux. Au final, leur but reste la promotion des vins d’Alsace… et qui dit promotion dit tenter de bien cibler son public. C’est ma théorie, en-tout-cas! Mais je comprends bien ton point de vue.

  4. Pingback: À la découverte des vins de Bordeaux | Harnois à la carte

  5. Thomas

    Bonjour !
    Content de voir que les vins de ma région plaisent autant jusqu’à chez vous!
    Je penserais à prendre quelques bouteilles si je un jour j’ai la chance de venir jusqu’au Québec…
    Bonne continuation,
    Thomas

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