Moutarde Chou, ou comment ne pas résister à un steamé

J’avais entendu parler entre les branches d’un livre traitant des casse-croûtes du Québec. Mais je ne pensais pas que Moutarde Chou allait me plaire autant. Bien plus qu’un guide retraçant les meilleurs casse-croûtes de la province, il met en lumière l’histoire et les plats vedettes de certains d’entre eux.

J’avais lu, sur Twitter, que Moutarde Chou allait paraître avant l’été (quel bon timing!) Mais jamais je n’aurais cru en recevoir un exemplaire avant même son lancement. Et comme c’est la première fois qu’on m’offre quelque chose à titre de blogueuse, je précise tout de suite que si j’en parle, c’est que j’ai aimé (et non par pseudo-conscience de dire merci à…).

Avant d’aller chercher les mousses à la garderie, je récupère Moutarde Chou à la boîte à mail. Excitée, je le feuillette sur-le-champ. Me prend alors une envie de patates frites, les vraies, que seuls les casse-croûtes peuvent offrir. Je prends les enfants et leur offre un souper chez Ben, la cabane à patates de St-Nicolas. Ils sont fous de joie, l’endroit étant reconnu pour ses jeux extérieurs « vraiment cool ». On est fin avril, c’est encore frisquet, mais peu importe, on va chez Ben.

Road trip

La journaliste Émilie Villeneuve et le photographe Olivier Blouin nous font voyager sur les routes du Québec à la découverte de ceux « qui passent leurs étés en cuisine et derrière les comptoirs des meilleures cantines du Québec ». On le sait, on se fait casser les oreilles avec le fait que la mal-bouffe, c’est mal. Mais on dirait que l’été, il y a le barbecue, les salades, la bière, le rosé… et la bouffe de cantine. Un moment donné, on ne peut pas toujours se priver.

Le livre est graphiquement magnifique. Les photos d’Olivier Blouin arrivent à nous faire goûter à l’univers des teneux de shacks à patates. Quant à Émilie Villeneuve, elle a su mettre des mots à des histoires touchantes, souvent familiales, liées à ces points de référence pour plusieurs villes et villages du Québec. Pour la fille qui s’est expatriée au Saguenay durant trois ans, je suis pas mal fière de retrouver un portrait de la très célèbre Pauline du P’tit St-Do. « J’aime la nuit, parce que la nuit, y’a de la vie. Et j’aime la vie. » On reconnaît bien notre Pauline.

Bref, certains rouspéteront à l’idée de ne pas trouver leur spot de quartier. Comme moi, mon Ben ne s’y trouve pas. Moutarde Chou vous donnera certainement le goût d’en découvrir de nouveaux.

Lecteurs de Québec, si vous n’avez pas encore visité les chez Micheline (St-Augustin) et chez Ti-Oui (St-Raymond), sachez qu’ils font partie du recueil! Pour ma part, je vous invite à faire un détour chez Ben sur la 132 à St-Nicolas, au coin du cinéparc (l’un des derniers au Québec) pour déguster un bon Teen Ben et les autres délices de la place.

Moutarde Chou, des éditions Cardinal, maintenant en librairie.

About these ads

2 Commentaires

Classé dans Accueil, Découvertes, Sorties

2 réponses à “Moutarde Chou, ou comment ne pas résister à un steamé

  1. Bonjour Marie-Hélène,
    Miammmmm ça donne envie ! … surtout à 12h00 sonnantes au clocher ;-)
    Vos enfants sont choux également !
    A très bientôt.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s